Stations de lavage en Bretagne fermées pour sécheresse sans aide financière, colère des professionnels.
Ils vont couler le secteur : En Bretagne, la colère des stations de lavage face à la sécheresse
En Bretagne, les stations de lavage sont fermées depuis le 7 août 2026, en raison de décisions préfectorales visant à limiter la consommation d’eau durant un été particulièrement chaud et sec. Les professionnels du secteur expriment leur inquiétude, car ils ne reçoivent aucune aide financière, ni de l’État ni de leurs assurances. Les trésoreries s’amenuisent rapidement.
« Tout est fermé ! Depuis le début du mois d’août, nous avons zéro chiffre d’affaires et aucune compensation financière. Nos gars sont au chômage », déclarent Emile Poidevin et Sandra Herbaut, gérants de stations de lavage dans les Côtes d’Armor. La situation est similaire dans le Finistère, où Sébastien Méfort souligne ses préoccupations : « J’ai les crédits qui courent, des charges, les loyers, donc là, la trésorerie fond comme neige au soleil ! »
Le coût d’un portique de lavage varie entre 100 000 et 150 000 euros, tandis qu’une station complète peut coûter entre 500 000 et 1 million d’euros. « On a fait des investissements énormes pour que notre activité soit la plus respectueuse de la nature possible, et on nous ferme brutalement », ajoutent Poidevin et Herbaut.
Les gérants comprennent que la sécheresse nécessite de nouvelles approches, mais se sentent stigmatisés. « Pour laver une voiture chez nous, il faut 50 à 60 litres, contre 400 à la maison ! », s’insurge Herbaut. Elle souligne également que le lavage à domicile entraîne une pollution accrue, alors que les stations de lavage récupèrent et recyclent l’eau utilisée.
Les gérants tirent la sonnette d’alarme. « L’État ne nous indemnise pas, les assurances non plus… Mais que faire ? », s’inquiète Méfort. Une réunion récente avec le Préfet a permis d’envisager une ouverture partielle : une piste de lavage sur deux, à certains horaires, avec un suivi des consommations d’eau. « Ça permettrait de sauver les entreprises », espère-t-il.
Le secteur du lavage automobile fait vivre 24 000 personnes en France et représente un chiffre d’affaires d’environ 1 milliard d’euros par an, selon le réseau Eléphant Bleu. « Ils vont couler le secteur et après ils viendront pleurer, Oh l’économie », conclut provocateur Emile Poidevin, en notant que « les voitures des préfets, elles, elles sont propres ! »
(Source : France 3 Régions)
