Sobriété numérique : les entreprises françaises adoptent des mesures concrètes pour réduire leur empreinte écologique.
Sobriété numérique : il est temps de passer à l’action
Le numérique est devenu omniprésent dans notre quotidien, servant d’outil de travail, de support pour nos loisirs, d’interface avec l’administration et de lien social. Toutefois, il ne répond pas aux attentes écologiques et contribue à une perte d’autonomie des utilisateurs face aux outils numériques. Une alternative souhaitable serait un numérique utile, accessible, réparable, recyclable et durable.
Contexte factuel
Les enjeux environnementaux liés au numérique sont de plus en plus préoccupants. Des études nationales et internationales soulignent une empreinte environnementale et sociale en constante augmentation, due à l’intensification des usages numériques et à la croissance des investissements dans ces technologies. Ces impacts touchent au moins sept des neuf limites planétaires identifiées par le Stockholm Resilience Center, incluant le cycle de l’eau douce, le changement climatique et l’acidification des océans.
Données ou statistiques
Selon l’INSEE, la consommation d’énergie liée au numérique a augmenté de 9 % entre 2019 et 2021, tandis que la production de déchets électroniques a atteint 53,6 millions de tonnes au niveau mondial en 2019, avec une prévision d’atteindre 74,7 millions de tonnes d’ici 2030. En France, la loi AGEC, adoptée en 2020, vise à réduire l’empreinte environnementale du numérique, mais des résultats tangibles se font encore attendre.
Conséquence directe
La nécessité d’une sobriété numérique est donc pressante, impliquant une action coordonnée de tous les acteurs concernés — politiques, entreprises et citoyens — pour réduire les impacts négatifs du numérique sur l’environnement et la société.
Source : Interstices, INSEE.
