A l’occasion des vacances, la tarification dynamique de la SNCF sur les billets de train écorche un peu plus le portefeuille des familles. Résultat, même avec les prix du carburant qui ont explosé, prendre sa voiture est souvent plus cher que de prendre le train.
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C’est le début des vacances de Pâques pour zone B ce lundi avant que les élèves de la zone C ne les rejoignent dans une semaine. L’occasion pour les trains de la SNCF de tourner à plein régime avec les températures douces de ce mois d’avril.
Encore faut-il pouvoir se payer un billet de train, notamment pour les familles avec enfant alors que les tarifs s’envolent les jours de grand départ et en heure de pointe: « On en a eu pour 262€ et mon fils de moins de 11 ans a payé 37€, je trouve ça un peu cher », témoigne au micro de France TV une mère de famille sur un trajet Paris-La Rochelle avec trois billets adultes inclus.
Un prix qui souffre de la comparaison avec le coût d’un trajet Paris-La Rochelle en voiture. Les automobilistes s’en tirent pour 125€ péage et carburant inclus, deux fois moins cher qu’en train avec la possibilité de partager les coûts.
Prendre ses billets, un parcours du combattant?
Une différence qui choque les Grandes Gueules alors même que les prix de l’essence et du diesel ont explosé avec le blocage du détroit d’Ormuz: « Cela va à l’encontre de tout le discours qui nous dit de laisser tomber la bagnole et prendre les transports en commun qui polluent moins », s’étonne Olivier Truchot.
« Ça se gave à tous les étages », peste l’entrepreneure Joëlle Dago-Serry qui appelle à une clarification: « Soit c’est une mission de service public et ça justifie les impôts qu’on verse à la SNCF, soit c’est une entreprise privée qui fait du yield management et s’adapte à la demande et on baisse les impôts. Mais il y a une sorte de flou entretenu », ajoute-t-elle sur RMC Story.
« Quand tu veux prendre le train, ça fait mal au porte-monnaie. Et la SNCF se transforme en petite administration, il faut connaître la bonne carte de réduction et à quel moment on peut l’utiliser », poursuit Joëlle Dago-Serry.
Car l’achat de billet avec des cartes de réduction sur SNCF Connect peut s’avérer fastidieux. Certains trains sont purement et simplement indisponibles à la vente après avoir entré les informations de sa carte, sans explication supplémentaire.
Des solutions pour voyager moins cher
Julien, cheminot à la SNCF, reconnaît qu’il est « très problématique pour les familles » de prendre le train pour partir en vacances: « Les prix explosent et c’est plus rentable d’être quatre dans une voiture qu’en TGV. Pour les acharnés, il y a la solution de faire tout son trajet en TER », explique-t-il. Une solution plébiscitée par l’avocat Charles Consigny qui évoque un TER direct pour aller dans le Jura: « C’est très agréable au milieu de paysages magnifiques jusqu’à Lons-le-Saunier », assure-t-il sur RMC Story.
« Il y a les trains classique de la filiale Oslo, les OuiGo hors TGV, qui sont moins rapide mais beaucoup plus abordables », précise Julien le cheminot qui évoque la ligne Paris-Bruxelles également en classique: « Cela va moins vite mais c’est moins cher. Ce développement d’offres de la part de la SNCF pourrait être une solution pour les familles », estime-t-il.
« Il y a déjà des aides sinon on paierait le train beaucoup plus cher », s’énerve Jérôme Lavrilleux sur le plateau d’Estelle Midi qui estime que le train reste bon marché. « Un aller Angoulême TGV-Paris Montparnasse, avec une carte de réduction, c’est 50€. Avec une carte à 300€ qui est amortie en 6 voyages, ça me coûte 58€. D’où on te transporte pour 58€. C’est intéressant quand on le prend régulièrement, c’est normal pour les gens qui ne le prenne jamais, ils n’ont qu’à moins prendre leur voiture ».
Reste que pour voyager moins cher en voiture, il faut encore avoir les moyens de s’en acheter une, alors qu’un simple véhicule familial d’occasion en bon état avec plus de 50.000 km avoisine les 15.000€.
SNCF : Quand prendre le train devient un luxe pour les familles
La tarification dynamique de la SNCF fait grimper les prix des billets, rendant le train presque inaccessible pour les familles, même face à la flambée des prix du carburant.
À l’occasion des vacances de Pâques, la SNCF, avec sa tarification dynamique, écorche un peu plus le portefeuille des familles. Résultat : même si les prix du carburant explosent, prendre sa voiture est souvent moins cher que de prendre le train. Qui aurait cru que la SNCF deviendrait le nouveau symbole du luxe en matière de transport ?
Ce qui se passe réellement
Les vacances de Pâques commencent pour la zone B, et les trains de la SNCF sont en pleine effervescence. Mais pour qui ? Pour les familles, la réalité est bien différente. Une mère de famille témoigne avoir déboursé 262€ pour un trajet Paris-La Rochelle, avec son fils de moins de 11 ans payant 37€. Pendant ce temps, les automobilistes se tirent d’affaire pour 125€, péage et carburant inclus. Deux fois moins cher, et avec la possibilité de partager les frais. Voilà qui fait réfléchir !
Prendre ses billets, un parcours du combattant ?
Les différences de prix choquent même les plus fervents défenseurs des transports en commun. Olivier Truchot, des Grandes Gueules, s’interroge : « Cela va à l’encontre de tout le discours qui nous dit de laisser tomber la bagnole et prendre les transports en commun qui polluent moins. » Une belle promesse, n’est-ce pas ?
Et que dire de l’achat de billets ? Un véritable parcours du combattant. Joëlle Dago-Serry, entrepreneure, dénonce un flou insupportable : « Soit c’est une mission de service public, soit c’est une entreprise privée. Mais là, on ne sait plus. » La SNCF se transforme en petite administration où il faut connaître la bonne carte de réduction pour espérer un prix décent.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes. On nous pousse à utiliser les transports en commun pour réduire notre empreinte carbone, mais quand le prix du train devient prohibitif, que reste-t-il ? Une belle hypocrisie qui fait grincer des dents.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : les familles se voient contraintes de choisir la voiture, malgré les discours politiques sur la nécessité de réduire le trafic automobile. La SNCF, censée être un service public, devient un luxe que peu peuvent se permettre.
Lecture satirique
Les promesses de la SNCF et des politiques de transport semblent s’effondrer face à la réalité. « Quand tu veux prendre le train, ça fait mal au porte-monnaie », résume Joëlle Dago-Serry. Une belle ironie pour une entreprise qui se veut au service du public.
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on pourrait presque croire que la SNCF s’inspire des dérives autoritaires ailleurs. Aux États-Unis, par exemple, où les services publics sont souvent privatisés au détriment des citoyens. Un parallèle troublant, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que le train devienne un luxe réservé à une élite. Les familles devront-elles se résoudre à prendre la voiture ou à rester chez elles ?
Sources





