
Sites de missiles balistiques en Iran : ce que révèlent les frappes israéliennes
Le 13 juin 2025, à 3 h 47, Benjamin Netanyahu a annoncé sur son compte X le lancement de l’opération « Rising Lion », une opération militaire israélienne ciblée contre les installations militaires iraniennes. Dans son discours, le Premier ministre a précisé que l’objectif était de réduire la menace que représente l’Iran pour la survie d’Israël, en visant notamment les sites de stockage et de lancement de missiles balistiques.
Israël a déclaré avoir « frappé au cœur du programme de missiles balistiques de l’Iran », ce qui, selon des experts, pourrait limiter les capacités de représailles de l’Iran. Les missiles balistiques iraniens, dont la plupart ont une portée d’environ 2 000 kilomètres, sont capables d’atteindre le territoire israélien. Farzin Nadimi, chercheur au Washington Institute, a souligné que l’armée israélienne anticipait une riposte immédiate de l’Iran et a donc choisi d’attaquer les capacités de lancement pour minimiser les risques.
Peu d’images de sites touchés à ce jour
Dans un message publié sur Telegram le même jour, l’armée israélienne a affirmé avoir détruit des « dizaines de lanceurs, d’installations de stockage de missiles sol-sol et d’autres sites militaires ». Une carte a été diffusée montrant les sites visés, mais aucune vérification indépendante n’a pu être effectuée.
L’armée a également partagé une infographie censée illustrer une frappe sur un site de lancement de missiles dans l’ouest de l’Iran. Cependant, la rédaction des Observateurs de France 24 n’a pas pu confirmer que ce site avait été effectivement touché.
Des images satellites partagées par Open Source Center montrent des dégâts sur plusieurs entrepôts, ainsi que sur ce qui pourrait être l’entrée d’un tunnel souterrain à Kermanshah, un site potentiellement touché par les frappes israéliennes.
Un état-major décimé
L’opération a également entraîné la mort de plusieurs hauts gradés iraniens, dont le chef d’état-major de l’armée, Mohammed Bagheri, et le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami. Cette perte significative pourrait expliquer la réponse limitée de l’Iran jusqu’à présent. Selon Farzin Nadimi, aucun missile balistique n’a été lancé sur Israël depuis les frappes, ce qui pourrait indiquer une perturbation dans la chaîne de commandement.
Au moment de la publication de cet article, l’armée iranienne n’avait réagi qu’en envoyant 136 drones et des missiles de croisière, sans atteindre le territoire israélien.
Source : France 24.



