Ryanair va cesser ses activités à Thessalonique

Ryanair envisage de fermer sa base à Thessalonique

Ryanair aurait informé son personnel de sa décision de fermer sa base à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, en raison d’un différend avec l’exploitant de l’aéroport, la société allemande Fraport, concernant les redevances.

Cette décision suscite des inquiétudes parmi les autorités locales et les entreprises, car le départ de la compagnie aérienne pourrait avoir un impact significatif sur le secteur du tourisme. L’aéroport de Thessalonique représente une porte d’entrée essentielle pour les voyageurs se rendant dans le nord de la Grèce et vers les îles du pays.

Actuellement, Ryanair emploie environ 200 personnes dans la région, incluant des pilotes et du personnel de cabine. Trois appareils y sont basés, et la fermeture de cette base devrait perturber 37 liaisons aériennes.

Selon des médias locaux, cette décision ne serait pas surprenante, Ryanair ayant déjà menacé par le passé de fermer des bases ou de réduire ses liaisons pour exercer une pression lors des négociations sur les coûts d’exploitation des aéroports. Bien que la fermeture n’ait pas été officiellement confirmée, le journal Kathimerini cite des sources de Fraport affirmant que les « menaces » de Ryanair ne sont pas nouvelles et que des positions similaires ont été adoptées dans d’autres villes, comme en Crète et à Berlin.

Le maire de Thessalonique, Stelios Angeloudis, a appelé les deux parties à éviter des « décisions hâtives », tout en indiquant que la ville ne se laisserait pas « prendre en otage par des entreprises privées ». La municipalité fait pression sur Fraport pour qu’elle engage des négociations avec Ryanair et a demandé au gouvernement grec d’intervenir, en recherchant d’autres compagnies aériennes pour couvrir les liaisons perdues si la compagnie irlandaise se retire.

Fraport, basée à Francfort, détient une concession de 40 ans pour l’exploitation de 13 aéroports en Grèce, accordée dans le cadre du programme de sauvetage financier du pays pendant la crise financière.

(Source : Kathimerini)

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire