
Rupture avec LFI : Loïc Prud’homme tire le signal d’alarme pour la gauche
Le député Loïc Prud’homme a quitté La France insoumise (LFI) en raison de « divergences stratégiques » avec Jean-Luc Mélenchon. Il attribue la perte de la mairie de Bègles, lors des municipales de 2026, à des divisions au sein de la gauche, un avertissement pour l’avenir de son camp.
Député de la troisième circonscription de la Gironde depuis 2017, Prud’homme a annoncé son départ le 1er avril. Dans une interview à France 3 Aquitaine, il a exprimé ses préoccupations concernant la direction de LFI et ses désaccords croissants avec la stratégie du mouvement.
Prud’homme, qui a terminé troisième au premier tour des municipales à Bègles, avait décidé de quitter LFI après des propos controversés de Mélenchon, notamment ceux tenus lors d’un meeting à Lyon le 26 février, jugés par certains comme ayant des relents antisémites.
Il souligne que les désaccords avec la stratégie de LFI se sont intensifiés depuis 2022. Bien qu’il reconnaisse l’alliance victorieuse des gauches aux élections législatives de 2024, il déplore une « divergence stratégique majeure » qui a motivé son retrait. Selon lui, le manque de communication positive autour des idées écologiques et sociales de LFI nuit à sa portée électorale.
Prud’homme critique également la tendance de LFI à s’opposer au Parti socialiste (PS), estimant qu’il est crucial de rassembler l’électorat de gauche, qu’il soit social-démocrate ou de rupture.
Entre les deux tours des élections municipales, il avait tenté de fusionner sa liste avec celle de l’écologiste Clément Rossignol-Puech, mais n’a pas réussi à battre le candidat Christian Bagate, qui a remporté la mairie avec une avance de 238 voix.
Les résultats des municipales de 2026, favorables au bloc de droite, sont, selon lui, le reflet des tensions entre les appareils nationaux de LFI et du PS. François Hollande a récemment averti que le PS ne devrait pas s’allier avec LFI, au risque de voir la droite ou l’extrême droite l’emporter.
Prud’homme conclut en appelant à un rassemblement de la gauche pour redynamiser son électorat et l’inciter à voter. « Je tire ce signal d’alarme maintenant », déclare-t-il, espérant contribuer à un renouveau de la gauche.
Source : France 3 Aquitaine






