C’est une information qu’ICI Nord vous a révélé ce 4 mars : les six religieux de la communauté traditionaliste de Riaumont à Liévin (Pas-de-Calais), poursuivis pour violences sur mineurs, sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Béthune le 14 avril. L’audience sera renvoyée.

C’est une date qui était attendue, autant par le collectif des victimes d’anciens du village d’enfants de Riaumont, que par les membres de cette communauté religieuse traditionaliste installée à Liévin, près de Lens dans le Pas-de-Calais, depuis les années soixante. Le tribunal de Béthune a décidé de renvoyer le 14 avril prochain six membres de la communauté devant le tribunal correctionnel : trois prêtres et trois religieux, tous poursuivis pour violences volontaires sur mineurs de 15 ans ayant autorité sur les victimes pour des faits situés entre 2007 et 2019.

Le parquet précise qu’ils ne seront pas jugés à cette date, un renvoi sera proposé à l’audience par la justice pour permettre d’étudier le dossier dans de bonnes conditions. Initialement prévu avec un juge unique, le procès devrait donc se tenir ultérieurement devant une formation collégiale composée de plusieurs juges.

Pour Me Octave Nitkowski, l’avocat de la communauté religieuse de Riaumont, qui représente également l’un des six prévenus, il était temps d’organiser ce procès, après une instruction qui a duré sept ans. L’avocat rappelle que les prévenus sont présumés innocents et que, depuis 2019, ils sont soumis à un contrôle judiciaire, ils ont aussi interdiction d’approcher des enfants. Interrogé ce 13 avril par ICI Nord, Me Nitkowski regrette la demande de renvoi. Selon lui, elle jette une fois de plus le discrédit sur la communauté et donne une importance disproportionnée aux faits reprochés aux religieux.

La mise en examen de ces religieux avait conduit à la fermeture de l’école Saint Jean Bosco de Riaumont, école privée qui accueillait des adolescents pour leur dispenser un enseignement technique. Les trois prêtres mis en examen font aussi l’objet d’une enquête canonique ordonnée par Monseigneur Leborgne, évêque d’Arras, qui attend désormais la tenue de ce procès pour prendre des décisions sur l’avenir de cette institution.

Une institution visée par plusieurs enquêtes

La communauté, ouverte dans les années 1960 d’abord comme foyer d’accueil pour enfants placés par les services sociaux, est visée par plusieurs autres procédures judiciaires. Deux encadrants, non religieux, sont mis en examen pour agressions sexuelles. Une autre information judiciaire concerne une affaire de viol. Ces deux dossiers sont toujours à l’instruction.

En mai dernier, un religieux a été condamné par le tribunal de Béthune à deux ans de prison avec sursis pour consultation de fichiers pédopornographiques. Il a fait appel de cette décision. Il fait partie des six religieux convoqués le 14 avril prochain, mais il conteste les faits de violences qui lui sont reprochés.

Plusieurs anciens pensionnaires de Riaumont témoignent d’un passage difficile dans cette communauté religieuse, ils évoquent des brimades régulières et des actes de violences répétés lorsqu’ils étaient élèves de l’école ou scouts dans cette communauté. Actuellement, neuf religieux vivent dans le village de Riaumont à Liévin.

Riaumont : Quand la Tradition se heurte à la Justice

Les six religieux de Riaumont, accusés de violences sur mineurs, attendent leur procès, mais le renvoi de l’audience soulève des questions sur la protection des enfants.

Le 4 mars, ICI Nord a révélé que les six membres de la communauté traditionaliste de Riaumont, à Liévin, sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Béthune le 14 avril. Une date qui, comme un mauvais film, semble être attendue avec impatience par le collectif des victimes, mais aussi par les membres de cette communauté, installée depuis les années soixante. Trois prêtres et trois religieux sont poursuivis pour violences volontaires sur mineurs, des faits qui se seraient produits entre 2007 et 2019. Mais attention, le parquet a déjà prévenu : ils ne seront pas jugés à cette date. Un renvoi est prévu pour « étudier le dossier dans de bonnes conditions ». Comme si la justice avait besoin de plus de temps pour comprendre que frapper des enfants n’est pas une pratique acceptable, même dans un cadre religieux.

Ce qui se passe réellement

Le tribunal a décidé de renvoyer l’audience pour permettre une étude approfondie du dossier. Initialement prévu avec un juge unique, le procès se tiendra finalement devant une formation collégiale. Pour Me Octave Nitkowski, l’avocat de la communauté, ce renvoi est une véritable gifle à la réputation de la communauté. « Ils sont présumés innocents », rappelle-t-il, comme si cela suffisait à effacer les accusations de violences sur mineurs. En attendant, ces religieux sont sous contrôle judiciaire et interdits d’approcher des enfants. Une mesure qui, on l’espère, ne sera pas prise à la légère.

Pourquoi cela dérange

La mise en examen de ces religieux a conduit à la fermeture de l’école Saint Jean Bosco de Riaumont, qui accueillait des adolescents pour un enseignement technique. Ironiquement, cette institution, qui prétendait éduquer, se retrouve au cœur d’une tempête judiciaire. Monseigneur Leborgne, évêque d’Arras, attend la tenue de ce procès pour décider de l’avenir de cette école. Une situation qui soulève des questions sur la responsabilité des autorités religieuses face à de telles accusations.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : la fermeture de l’école et l’ombre d’une enquête canonique qui plane sur les prêtres. Des anciens pensionnaires témoignent d’un passage difficile, évoquant brimades et violences répétées. Actuellement, neuf religieux vivent dans le village de Riaumont, mais la confiance est rompue. Comment peut-on encore croire en une communauté qui a failli à sa mission de protection ?

Lecture satirique

Dans un monde où les discours politiques se parent de belles promesses de protection des enfants, il est ironique de voir des religieux, censés être des modèles de vertu, se retrouver dans le viseur de la justice. La contradiction est flagrante : d’un côté, des discours sur la moralité et la protection, de l’autre, des actes qui trahissent ces valeurs. On pourrait presque croire que la tradition a pris le pas sur l’éthique.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les institutions religieuses et politiques se protègent mutuellement, souvent au détriment des plus vulnérables. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les abus de pouvoir sont souvent camouflés sous le vernis d’une tradition sacrée. Riaumont n’est qu’un microcosme de ces dérives.

À quoi s’attendre

Le 14 avril, nous ne serons pas témoins d’un procès, mais d’un renvoi. La tendance semble indiquer que la justice prendra son temps, peut-être trop. Les victimes, elles, attendent des réponses et des actions concrètes. Espérons que ce ne soit pas un autre épisode d’une série sans fin.

Sources

Source : www.francebleu.fr

INFO ICI Nord - Les six religieux de Riaumont poursuivis pour violences sur mineurs convoqués au tribunal le 14 avril
Visuel — Source : www.francebleu.fr
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