Religieuses rebelles, vaches écolières et Oscar Wilde : petites histoires de France
L’actualité politique et sociale en France est souvent couverte par la presse internationale, mais des anecdotes et histoires insolites émergent également. Voici un aperçu de quelques récits récents qui ont attiré l’attention des médias étrangers.
Vu du Royaume-Uni : des religieuses rebelles
Dans une chronique du Daily Telegraph, Christopher Howse raconte un événement marquant de l’histoire française. En 1904, des religieuses de la Société du Sacré-Cœur, fondée en 1800 pour l’éducation des jeunes filles, ont clandestinement fait sortir un orgue de France pour l’envoyer au Royaume-Uni. Cela s’est produit dans un contexte où, sous le gouvernement d’Émile Combes, des lois strictes contre les associations religieuses catholiques étaient appliquées. Les écoles et couvents étaient confisqués, rendant impossible l’enseignement par les sœurs. La Mère Mabel Digby a organisé le transport sécurisé des biens, dont l’orgue, qui est aujourd’hui installé à Hammersmith, Londres.
Vu de Bulgarie : des “meuhcolières” en Alsace
Un article du quotidien bulgare Dnevnik présente une initiative originale d’une école de Moosch, en Alsace, qui a inscrit cinq vaches pour atteindre le quota de 100 élèves nécessaires à son maintien. Ces vaches, nommées Abondance, Amandine, Abeille, Arlette et Amsel, ne suivront pas de cours, mais leur inscription illustre une protestation contre le fait que le sort d’une école repose sur un simple chiffre. La journaliste Vera Krause souligne que chaque élève, même en petit nombre, est important.
Vu d’Irlande : Oscar Wilde et Paris
Dans The Irish Times, Naomi O’Leary évoque la vie d’Oscar Wilde à Paris, où il a vécu en tant qu’écrivain prometteur. Wilde, qui a écrit plusieurs pièces dans la capitale française, a également été emprisonné au Royaume-Uni pour outrage aux bonnes mœurs. Il est mort à Paris en 1900, à l’âge de 46 ans. O’Leary raconte aussi une anecdote familiale liée à Wilde, ce qui témoigne de l’impact durable de l’écrivain sur la culture littéraire.
Vu d’Australie : mon ami est allé à Paris, il est revenu démoralisé
Lee Tulloch, dans un article pour The Age, partage le récit d’un ami qui est revenu déçu de Paris, non pas à cause de la ville elle-même, mais en raison du comportement des autres. Les files d’attente interminables devant les boulangeries et l’absence d’interaction sociale ont marqué son expérience. Tulloch observe que la file d’attente est devenue une destination en soi, reflétant des changements générationnels dans la façon d’appréhender les voyages.
Ces petites histoires, bien que moins médiatisées, révèlent des facettes intéressantes de la culture et de la société françaises, tout en suscitant curiosité et réflexion à l’échelle internationale.
Source : Courrier International