
Loi Duplomb : entre promesses agricoles et controverses environnementales
Le sénateur Laurent Duplomb se rendra ce vendredi 24 avril à l’Assemblée générale de la FDSEA en Côte-d’Or. Sa présence suscite un débat intense, notamment en raison de la loi controversée qu’il a proposée, qui vise à réintroduire des pesticides interdits. Cette initiative a déjà été censurée l’été dernier par le Conseil constitutionnel. Une nouvelle version de cette loi a été déposée en début d’année, et il est temps de faire le point sur cette situation.
Un enjeu législatif majeur
Antoine Carré, président de la FDSEA 21, a déclaré : « On rentrera peu sur les dossiers techniques agricoles mais plutôt sur le système législatif français. » Cette Assemblée Générale a pour objectif de faire avancer la promulgation de la nouvelle version de la Loi Duplomb. Cependant, la présence du sénateur est fortement contestée par des groupes comme la Confédération paysanne et France Nature Environnement, qui dénoncent un modèle agro-industriel nuisible.
Des opposants mobilisés
En parallèle de l’événement, des organisations telles que le collectif Cancer Colère organiseront une conférence de presse pour exprimer leur rejet de la loi. Dans leur communiqué, ils affirment : « NON à Laurent Duplomb et aux lois de dérégulation successives qui industrialisent notre agriculture. »
Cette loi, censée « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur », a suscité de vives réactions, surtout concernant un de ses articles sur les pesticides. Initialement promulguée le 11 août 2025, la loi a été amendée après que le Conseil constitutionnel a censuré les mesures relatives aux néonicotinoïdes, des insecticides controversés.
Retour de la Loi Duplomb
La loi Duplomb fait à nouveau parler d’elle en 2026 avec le dépôt d’une nouvelle proposition, la Loi Duplomb 2, qui vise à permettre des dérogations à l’interdiction d’utiliser certains pesticides, notamment l’acétamipride. Ce changement est perçu par certains comme une nécessité pour les filières agricoles, tandis que d’autres y voient une menace pour l’environnement.
Pour ceux qui souhaitent anticiper les coûts liés à cette situation, il peut être judicieux de comparer les solutions énergétiques disponibles ou d’explorer des options de financement pour les agriculteurs.
Conclusion : un avenir incertain
Avec plus de 2 millions de signatures pour une pétition demandant l’abrogation de la loi, le débat reste vif. Le sénateur Duplomb, en intervenant à l’Assemblée Générale de la FDSEA 21, se retrouve au cœur d’un conflit entre les intérêts agricoles et les préoccupations environnementales. Dans un contexte où les enjeux sont cruciaux, il est essentiel de rester informé et de réserver des solutions durables pour l’avenir de l’agriculture française.





