
Régime sans gluten : les erreurs à éviter face à la maladie cœliaque
La maladie cœliaque touche près de 700 000 personnes en France. Cette maladie auto-immune chronique, provoquée par le gluten, peut entraîner des symptômes digestifs mais également une fatigue intense ou une anémie. Le Dr Gérald Kierzek souligne l’importance de bien comprendre cette condition pour mieux vivre avec elle.
Bien plus qu’une simple intolérance alimentaire, la maladie cœliaque peut passer inaperçue pendant des années avant d’être diagnostiquée. Elle concerne environ 1 % de la population. Lorsqu’une personne atteinte consomme du gluten, une protéine présente dans le blé, l’orge et le seigle, son système immunitaire se retourne contre son propre organisme, en particulier contre l’intestin grêle. Cette réaction provoque une inflammation de la muqueuse intestinale et détruit progressivement les villosités chargées d’absorber les nutriments, entraînant ainsi une malabsorption.
Les symptômes peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre. Certains souffrent de troubles digestifs classiques tels que des diarrhées chroniques, des ballonnements ou des douleurs abdominales. D’autres peuvent présenter des signes moins évidents, tels qu’une anémie liée à une carence en fer, une fatigue persistante, des aphtes à répétition, des picotements dans les jambes ou des problèmes d’infertilité. Il existe même des formes dites silencieuses, sans symptôme digestif apparent.
Avant tout diagnostic, il est essentiel de ne pas arrêter le gluten de manière autonome, car cela pourrait fausser les examens. Le médecin traitant peut prescrire des analyses sanguines pour rechercher les anticorps anti-transglutaminase. Une fibroscopie avec biopsies peut ensuite confirmer la maladie. Le traitement repose sur un régime strict sans gluten à vie, car aucun médicament ne peut remplacer cette prise en charge. Une fois le gluten totalement supprimé, l’intestin peut se régénérer en six à douze mois et les symptômes disparaissent dans la majorité des cas.
Cependant, ce régime nécessite une vigilance constante, car le gluten ne se limite pas uniquement au pain, aux pâtes ou aux pizzas. On le retrouve aussi dans certaines sauces, des charcuteries, des bouillons industriels, des desserts, des bières et même certains médicaments. Les personnes concernées doivent également éviter les contaminations croisées, qui peuvent se produire par une simple miette de pain ou l’utilisation d’une même friteuse.
En France, la maladie cœliaque ouvre droit à une prise en charge partielle des aliments sans gluten par l’Assurance maladie, à hauteur d’environ 45 euros par mois pour un adulte.
Source : Dr Gérald Kierzek, article informatif sur la maladie cœliaque.


