
Une réforme de la première année des études de santé présentée par le gouvernement
Une nouvelle réforme de la première année des études de santé a été dévoilée le vendredi 17 avril par les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé. Ce dispositif vise à instaurer une voie unique d’accès, remplaçant les deux voies actuelles, souvent mal comprises.
Le nouveau système, qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2027, remplacera le dispositif PASS/LAS instauré en 2020 par un modèle harmonisé sur l’ensemble du territoire. Cette première année d’études de santé permettra aux étudiants de se diriger vers cinq filières : médecine, maieutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie, qui sera désormais pleinement intégrée dans le système.
Les étudiants suivront un cursus composé de trois blocs équilibrés : un bloc « santé », un bloc « disciplinaire » (comprenant des matières comme les sciences de la vie ou la physique) et un bloc « transversal » (incluant d’autres matières telles que l’anglais). Les étudiants qui n’atteindront pas le niveau requis pourront redoubler leur première année pour tenter d’intégrer l’une des filières de santé.
La réforme de 2020 avait introduit deux voies d’accès parallèles : le PASS (parcours d’accès spécifique santé) et la LAS (licences d’accès santé). Toutefois, cette expérimentation n’a pas abouti à une transformation complète, selon Stéphanie Rist, qui a souligné la nécessité d’une plus grande équité et d’un meilleur accompagnement pour les étudiants et leurs familles.
Louise Lenglin, vice-présidente de la FAGE (fédération étudiante), a salué cette nouvelle réforme, notant que le système actuel manquait de lisibilité. En revanche, Isabelle Laffont, présidente des doyens de médecine, a exprimé des réserves, soulignant la nécessité d’une réingénierie pédagogique du premier cycle de médecine et de moyens pour accompagner cette réforme.
Cette nouvelle réforme, dont la mise en œuvre est prévue dans un délai très court, pourrait avoir des implications significatives pour les universités et les futurs étudiants en santé.
Source : La Croix



