
Racisé : Itinéraire d’un concept universitaire rattrapé par le débat public
Fait principal
La notion de « racisé », forgée dans le cadre des sciences sociales pour aborder les discriminations, s’est récemment intégrée au débat public, suscitant des controverses. Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a exprimé ses réserves sur ce terme, préférant l’expression « héritier de l’immigration », ce qui a relancé une discussion déjà intense autour de ce concept.
Table des matières
Contexte factuel
Cette controverse a été ravivée par une tribune publiée dans Le Monde le 3 avril, signée par les historiens Gérard Noiriel et Stéphane Beaud. Dans cette tribune, ils critiquent l’utilisation du terme « racisé » dans les sciences humaines, le qualifiant de langage « racial » ou « racialisant ». Ils soutiennent que cette terminologie divise le peuple français en deux catégories : les racisés et les non-racisés, ce qui ne fait qu’accentuer les tensions autour des questions de race et d’identité.
Données ou statistiques
Il n’existe pas de statistiques récentes spécifiques sur l’utilisation du terme « racisé » dans le débat public. Cependant, des études sur les perceptions des discriminations raciales en France indiquent qu’une partie significative de la population ressent encore des discriminations liées à l’origine ethnique. Selon une enquête de l’INSEE, 20 % des personnes d’origine immigrée déclarent avoir subi des discriminations dans leur vie quotidienne.
Conséquence directe
Cette discussion met en lumière les enjeux sociopolitiques autour de la race et de l’identité en France, révélant des fractures au sein de la société française sur la manière de parler des discriminations et des inégalités.
Source : Le Monde, INSEE





