
Quand une fessée part, la majorité des parents le regrette
Le 10 juillet 2019, la France a adopté une loi interdisant les violences éducatives ordinaires (VEO), précisant que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ». Cette législation prohibe donc les fessées, gifles et autres formes de châtiments corporels, ainsi que les punitions psychologiques telles que l’humiliation ou le chantage.
Cependant, la troisième édition du baromètre sur les violences éducatives ordinaires, réalisée par la Fondation de l’enfance en partenariat avec l’Ifop, révèle que les pratiques parentales peinent à évoluer. Cette enquête, menée auprès de 1 005 parents d’enfants âgés de 0 à 17 ans et publiée le 17 avril 2024, montre que malgré l’interdiction, de nombreux parents continuent d’utiliser des méthodes considérées comme violentes.
Les résultats de l’étude indiquent que la majorité des parents ayant eu recours à des fessées regrettent cette décision. Ce constat met en lumière un fossé entre la législation et les comportements de certains parents, soulignant ainsi la complexité de l’éducation dans un cadre légal en constante évolution.
La situation actuelle pose la question de l’efficacité des lois sur la protection de l’enfance et appelle à une réflexion sur les pratiques éducatives en France.
Source : Fondation de l’enfance, Ifop.





