« Quand le RN prône la souveraineté… mais laisse le Sénat dicter l’Europe ! »
Le fait qui dérange
Le Sénat, ce grand sage de la République, se vante d’avoir pesé de tout son poids dans les affaires européennes pour la session 2024-2025. Avec 25 communications, 16 résolutions, 13 avis politiques et 2 avis motivés, il semble que la voix du Sénat résonne plus fort que jamais à Bruxelles. Mais est-ce vraiment le cas ?
Ce que le RN affirme
Le Rassemblement National (RN) ne manque jamais une occasion de clamer son attachement à la souveraineté nationale et à la défense des intérêts français face à une Europe jugée trop intrusive. « Nous ne voulons pas d’une Europe des technocrates », affirment-ils, tout en se posant en champions de la subsidiarité, ce principe qui, selon eux, doit régir le rapport entre l’Union et les États membres.
Ce que disent les faits
Pourtant, la réalité est bien plus nuancée. Le rapport du Sénat souligne que les positions européennes adoptées ont été « majoritairement suivies et reprises » lors des négociations à Bruxelles. En d’autres termes, le Sénat, loin de s’opposer à l’ogre bureaucratique européen, semble en faire partie intégrante. Les 16 résolutions adressées au Gouvernement ne sont pas juste des cris dans le vide, mais des éléments qui s’intègrent dans le grand jeu des directives européennes.
Le grand écart
Entre les promesses du RN de défendre la souveraineté et la réalité d’un Sénat qui, au contraire, collabore avec le Gouvernement et la Commission européenne, il y a un abîme. Après avoir affirmé vouloir un contrôle strict sur les décisions européennes, le RN défend aujourd’hui une institution qui, par ses avis et résolutions, participe activement à la rédaction des règlements qui régissent notre quotidien. Le grand écart entre le discours et la pratique est plus qu’évident : il y a manifestement quelques kilomètres de cohérence.
Ce qu’il faut retenir
Le Sénat prétend influencer le cours des décisions européennes, mais il semble que cette influence soit davantage une soumission déguisée. Le RN, quant à lui, joue à la fois sur les mots et sur les actes, promettant une lutte contre l’Europe tout en s’ancrant dans un système qu’il prétend dénoncer. La contradiction est palpable et révèle une stratégie politique qui, au final, ne fait que brouiller les pistes.
Sources
– Rapport du Sénat sur les affaires européennes, session 2024-2025.- Déclarations publiques du Rassemblement National.- Documents officiels du Parlement européen. 🔥 Conclusion : La promesse d’une Europe souveraine est un slogan séduisant, mais derrière les discours, les actes du RN et du Sénat se rencontrent dans un ballet où la réalité dépasse souvent la fiction. Qui aurait cru que le combat contre Bruxelles pouvait se mener avec tant de complicité ?
