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ENTRETIEN EXCLUSIF
Propos recueillis par Aurélie Tachot.
Emma a fait sa première rentrée scolaire en tant que professeure des écoles titulaire en septembre 2025. « J’ai obtenu un master de biologie à l’université de La Rochelle. Puis, j’ai passé le concours externe de professeur des écoles, que j’ai décroché du premier coup. Enfin, j’ai suivi une période de stage d’un an en tant que professeur stagiaire au sein d’une école primaire publique, qui était située à côté de Saint-Jean d’Angély. Durant cette année, j’avais la responsabilité d’une classe deux jours par semaine et je suivais, en parallèle, une formation théorique à l’INSPÉ », raconte la jeune femme. En tant que professeure stagiaire à mi-temps devant des élèves, la jeune femme était déjà rémunérée : elle touchait alors environ 1 750 euros nets par mois.
En septembre 2025, après avoir obtenu sa titularisation, Emma a officiellement débuté sa carrière en tant qu’enseignante.
« J’ai été affectée dans une petite école primaire de Charente-Maritime, sans passer par la case des remplacements. Cette école accueille 110 élèves et toutes les classes sont des classes à double niveau. Je m’occupe de la classe CP-CE1, qui dénombre 21 élèves. Ce sont donc de bonnes conditions de travail pour débuter, même si une classe à double niveau n’est jamais évidente à gérer. »
La jeune femme travaille donc quatre jours par semaine, de 8 h 30 à 16 h 30. « J’estime à deux ou trois heures par jour le temps nécessaire pour préparer la classe, corriger les travaux des élèves, faire des recherches, participer aux réunions, rencontrer les parents… C’est un temps de travail que la plupart des gens occultent mais qui est pourtant lourd pour les enseignants », indique-t-elle. Pendant les vacances scolaires, Emma a constaté qu’elle ne déconnecte pas vraiment.
« Durant les dernières vacances de février, j’ai travaillé environ 1h à 1h30 par jour. »
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En tant qu’agente de la fonction publique de catégorie A, au premier échelon, Emma touche, depuis septembre 2025, un salaire d’environ 1 945 euros bruts par mois, soit environ 1 615 euros nets (après les prélèvements sociaux : retraite, CSG, CRDS). Emma ne touche ni indemnité de résidence, ni supplément familial de traitement (elle n’a pas d’enfant).
« C’est un salaire très bas au regard du niveau de diplôme et de l’investissement personnel que ça suppose. »
Cependant, estime-t-elle, il va rapidement évoluer. « Dès la première année – puis au fur et à mesure où je vais acquérir de l’ancienneté. Au cours de ma troisième année d’exercice, mon salaire devrait par exemple atteindre environ 1 800 euros nets. Dans la fonction publique, il faut donc être patient pour bien vivre de son travail. »
- La rémunération des enseignantgs : https://www.education.gouv.fr/la-remuneration-des-enseignants-7565
Professeurs sous-payés : la réalité d’Emma, jeune enseignante en 2025
Emma, professeure des écoles, commence sa carrière avec un salaire qui ferait rougir un stagiaire en entreprise. Une promesse d’avenir qui ne tient pas la route.
En septembre 2025, Emma, fraîchement diplômée d’un master de biologie, fait son entrée dans le monde de l’éducation. Elle a réussi le concours de professeur des écoles du premier coup, un exploit qui devrait être célébré. Pourtant, alors qu’elle s’apprête à façonner l’esprit des jeunes générations, son salaire de 1 615 euros nets par mois lui rappelle que l’éducation n’est pas une priorité pour nos dirigeants. Mais après tout, qui a besoin d’un bon salaire quand on a la vocation ?
Ce qui se passe réellement
Emma est affectée dans une petite école primaire de Charente-Maritime, où elle enseigne à une classe CP-CE1 de 21 élèves. Elle travaille quatre jours par semaine, de 8 h 30 à 16 h 30, mais elle ne se contente pas de ces horaires. Elle consacre deux à trois heures par jour à la préparation de ses cours et à la correction des devoirs. Pendant les vacances, elle ne déconnecte pas vraiment, travaillant environ une heure par jour. Un vrai rêve, n’est-ce pas ?
« C’est un salaire très bas au regard du niveau de diplôme et de l’investissement personnel que ça suppose, » déclare-t-elle.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de constater que, dans un pays qui se vante de son système éducatif, les enseignants doivent jongler entre leur passion et un salaire qui frôle l’indécence. Alors que les promesses politiques fleurissent comme des fleurs au printemps, la réalité est tout autre. Les enseignants sont souvent laissés pour compte, et ce, malgré leur rôle crucial dans la société.
Ce que cela implique concrètement
Emma, comme de nombreux enseignants, doit composer avec un budget serré. Elle ne touche ni indemnité de résidence ni supplément familial. En fin de compte, elle doit faire preuve de patience pour espérer voir son salaire évoluer au fil des années, atteignant environ 1 800 euros nets au bout de trois ans. Une belle promesse, n’est-ce pas ?
Lecture satirique
Les discours politiques sur l’éducation sont souvent déconnectés de la réalité. Les promesses de revalorisation des salaires des enseignants se heurtent à une réalité bien plus sombre. Pendant ce temps, les gouvernements continuent de déverser des fonds dans des projets douteux, laissant les enseignants se débrouiller avec des miettes. Ironiquement, ces mêmes gouvernants se présentent comme les champions de l’éducation.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà de nos frontières, on constate que les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices, comme celles observées aux États-Unis ou en Russie, partagent un point commun : la dévalorisation de l’éducation et des enseignants. Dans ces pays, les enseignants sont souvent sous-payés et sous-estimés, tout en étant censés être les piliers d’une société en pleine mutation. Un parallèle troublant, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est probable qu’Emma et ses collègues continueront à se battre pour des conditions de travail décentes et un salaire juste. Les promesses politiques risquent de rester lettre morte, laissant les enseignants dans l’incertitude.
Sources



