Alsace. Présidentielle : comment Gabriel Attal veut s’appuyer sur les centristes alsaciens

Présidentielle : comment Gabriel Attal veut s’appuyer sur les centristes alsaciens

L’ancien Premier ministre Gabriel Attal, en précampagne présidentielle, se rend en Alsace cette semaine pour une visite de deux jours. Il sera présent à Strasbourg mercredi 20 mai pour une séance de dédicaces au Club de la presse à 18 h, suivie d’une réunion publique en format tables rondes à l’Espace le 23, rue du Lazaret à 20 h. Des personnalités de la société civile et des acteurs politiques, tels que le philosophe Lev Fraenckel, le directeur général du groupe Lohr François Lhomme, l’eurodéputée Valérie Hayer, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, et le ministre des affaires européennes Benjamin Haddad, sont attendus. La participation de la présidente du parlement européen, Roberta Metsola, reste incertaine.

L’Alsace est un bastion historique du parti Renaissance, dirigé par Gabriel Attal. Actuellement, neuf des quinze députés alsaciens sont centristes, dont quatre appartiennent au parti fondé par Emmanuel Macron. Plusieurs figures alsaciennes jouent un rôle clé au niveau national, comme Fabienne Keller, secrétaire générale déléguée à la vie du parti, et Brigitte Klinkert, trésorière. Le maire de Zimmerbach, Benjamin Huin Morales, a récemment rejoint l’équipe de campagne d’Attal pour coordonner le programme.

Dans le cadre de cette campagne présidentielle, Gabriel Attal vise à renforcer son ancrage local en mettant l’accent sur la décentralisation et sur la récente victoire des partisans de la sortie de l’Alsace du Grand Est à l’Assemblée nationale. En tant que patron des députés Renaissance, il a contribué à faire inscrire cette proposition de loi à l’ordre du jour. Un rassemblement pour la sortie de l’Alsace du Grand Est est prévu ce mardi à Colmar, où Attal s’exprimera, affirmant sa volonté de « déparisianiser la France ».

Cependant, cette démarche suscite des critiques. Franck Leroy, président de la région, accuse Attal d’instrumentaliser le sujet. Le Rassemblement national (RN) revendique également son rôle dans ce dossier, affirmant que son groupe a voté à l’unanimité pour la sortie de l’Alsace du Grand Est. De son côté, le parti autonomiste Unser Land se positionne en tant qu’acteur clé, affirmant avoir maintenu la pression sur ce sujet pendant des années.

Tous ces acteurs semblent convaincus du potentiel électoral de la question de la décentralisation, mais des incertitudes demeurent quant à la solidité de ce soutien.

Source : DNA

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire