Les affirmations iraniennes sur des navires qui auraient heurté des mines dans le détroit d’Ormuz ne sont pas corroborées par les avis de l’organisme britannique UKMTO. En moins de deux semaines, six navires auraient été touchés, selon les informations relayées par l’Iran. La bataille autour du passage maritime se joue aussi sur la qualification des incidents et leur communication.

Six navires concernés par les affirmations iraniennes
Les Gardiens de la Révolution, force militaire d’élite iranienne, ont communiqué sur plusieurs navires qui auraient heurté des mines alors qu’ils naviguaient hors des routes autorisées par Téhéran. Les bâtiments évoqués comprennent des pétroliers, un petit porte-conteneurs et un navire dont l’identité n’a pas été précisée. Certains auraient coulé, selon ces informations.
Ces annonces s’inscrivent dans un contexte d’attaques contre le trafic maritime depuis le début, fin février, du conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Le bilan des navires touchés par des missiles et des drones se compte déjà en dizaines, selon les éléments rapportés.
Des incidents signalés, mais pas attribués à des mines
Les avis de l’UKMTO font état d’incidents dans le détroit, notamment de navires frappés par des projectiles dont l’origine n’est pas précisée. Ils ne confirment pas que ces bâtiments aient été endommagés par des mines. La distinction est essentielle : l’existence d’un incident maritime ne permet pas, à elle seule, d’en établir la cause. (ukmto.org)
Les affirmations iraniennes et les signalements de l’organisme britannique ne décrivent donc pas les événements de la même manière. En l’absence de confirmation officielle occidentale d’impacts de mines, les annonces de Téhéran restent à présenter comme des déclarations, et non comme des faits établis.
Une guerre de communication autour du détroit
La médiatisation répétée de ces incidents par les Gardiens de la Révolution donne une place centrale au récit iranien des navires qui emprunteraient des voies interdites. De leur côté, les avis de sécurité disponibles signalent des attaques ou des projectiles sans toujours en déterminer l’origine. Cette différence de communication entretient l’incertitude sur ce qui se passe en mer et sur la nature exacte des dommages.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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