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Sauvetage des Pétrels de Barau à La Réunion : Une Opération Cruciale
Dans le centre de soins de la Séor, une clinique vétérinaire dédiée aux oiseaux et autres animaux blessés à La Réunion, une bénévole, Odile, s’occupe d’un pétrel de Barau. Cet oiseau, espèce endémique et protégée, est en danger d’extinction selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il a été récupéré après s’être échoué au sol.
Le 22 avril, près de 900 oiseaux avaient déjà été pris en charge dans le cadre de l’opération « Nuits sans Lumière », qui se déroule du 3 avril au 3 mai. Cette période coïncide avec le moment où les jeunes pétrels, après avoir été nourris par leurs parents, quittent leur terrier situé à environ 2 500 mètres d’altitude. Ils se dirigent vers l’océan Indien, où ils passeront plus de trois ans avant de revenir pour s’accoupler.
Problématique des Échouages
Christian Léger, président de la Séor, souligne que ces oiseaux juvéniles sont souvent désorientés par l’éclairage urbain. Au lieu de suivre le reflet de la lune ou des étoiles, ils se laissent guider par les lumières des routes et des bâtiments, ce qui les conduit à s’échouer. Durant la période critique du 9 au 28 avril, près de 92 % des échouages sont attendus. En 2024, des conditions météorologiques défavorables et le non-respect des consignes d’éclairage ont engendré l’échouage de 1 351 pétrels, un chiffre alarmant.
Sensibilisation et Mobilisation Citoyenne
Lancée en 2009, l’opération « Nuits sans Lumière » a permis de sensibiliser la population à la protection des pétrels. Les Réunionnais sont de plus en plus nombreux à connaître les gestes à adopter pour sauver ces oiseaux. Environ 90 % des oiseaux récupérés peuvent être relâchés après soins. Selon Julie Tourmetz, responsable du centre de soins, des circuits de récupération ont été mis en place, avec des pics atteignant jusqu’à 120 oiseaux par jour.
Conclusion
La Séor continue de lutter contre l’impact de la pollution lumineuse sur la faune locale. En 2025, l’association prévoit d’avoir pris en charge plus de 50 000 pétrels et puffins en près de trois décennies d’existence. La collaboration entre collectivités, entreprises et citoyens est essentielle pour protéger ces espèces menacées.
Source : Ouest-France




