
Ils comptent parmi les élus les plus puissants de France : qui sont les nouveaux présidents des grandes intercommunalités ?
Les dirigeants des intercommunalités françaises viennent d’être élus, marquant une étape clé dans la gouvernance locale. Au cours des dernières semaines, les « intercos » ont désigné leurs présidents et vice-présidents, souvent avec des résultats qui diffèrent des élections municipales. Par exemple, Jean-Michel Aulas, déçu après sa défaite aux municipales face à l’écologiste Grégory Doucet, a retrouvé le sourire en étant élu premier vice-président de la Métropole de Lyon peu de temps après.
À Lyon, comme dans d’autres grandes villes du pays, les intercommunalités jouent un rôle crucial dans la gestion des transports, de l’eau, des déchets, de la voirie et de l’urbanisme. Les budgets alloués à ces structures sont significatifs : la Métropole de Lyon dispose d’environ 4 milliards d’euros, représentant quatre fois le budget de la ville de Lyon, tandis que l’équivalent marseillais atteint 5 milliards d’euros, contre 2 milliards pour Marseille.
Les présidents d’intercommunalités, souvent discrets mais influents, sont élus indirectement lors d’un processus qui s’apparente à un « troisième tour » des élections municipales. Ces « super-élus locaux » sont responsables de gouverner les 22 métropoles et 14 communautés urbaines, qui ensemble, englobent un tiers de la population française.
Cette élection révèle une dynamique politique locale où les résultats peuvent diverger considérablement des choix exprimés lors des municipales, soulignant l’importance des intercommunalités dans le paysage politique français.
Source : Le Monde.






