
No Diet Day : Un appel à la réflexion sur les régimes alimentaires
Le « No Diet Day », célébré chaque année le 6 mai, a été initié en 1992 par Mary Evans Young, diététicienne et militante féministe. Cet événement vise à dénoncer les effets nocifs des régimes alimentaires et à remettre en question certains aspects de la culture diététique actuelle. Evans Young, ayant elle-même souffert d’anorexie, souhaitait mettre en lumière la souffrance que peuvent engendrer ces pratiques et le rapport déformé à la nourriture qu’elles engendrent.
La culture des régimes est souvent marquée par une dichotomie entre plaisir et culpabilité. Cette dynamique peut entraîner un sentiment de honte associé à la consommation de certains aliments. Ainsi, des expressions comme « plaisir coupable » ou « c’est de la gourmandise » illustrent la stigmatisation des choix alimentaires. De plus, la tendance à classer les aliments en « bons » ou « mauvais », à éliminer des nutriments essentiels tels que les glucides, ou à diaboliser les graisses, influence négativement notre rapport à l’alimentation. Les régimes véhiculent également des stéréotypes racistes et sexistes, valorisant des corps qui répondent à des standards souvent irréalistes.
Selon une étude récente, environ 30 % des adolescents en France se disent insatisfaits de leur corps, un phénomène qui peut être exacerbé par la pression sociétale liée à l’apparence physique. De plus, l’INSEE a rapporté une augmentation de 10 % des consultations liées aux troubles alimentaires entre 2019 et 2021, soulignant l’impact croissant de ces normes sur la santé mentale des individus.
Le « No Diet Day » invite ainsi à reconsidérer notre rapport à l’alimentation, en prônant une approche plus saine et équilibrée, loin des diktats des régimes restrictifs.
Source : RTBF, INSEE.




