Nathalie Yamb : la défense de la liberté d’expression à géométrie variable du RN dévoilée !
Le fait principal
Nathalie Yamb, influenceuse controversée et figure montante du panafricanisme, a été récemment sanctionnée par l’Union européenne pour ses positions pro-russes et ses activités de désinformation.
Ce qui s’est passé
Le 26 juin 2025, le Conseil de l’Union européenne a inscrit Nathalie Yamb sur la liste des personnes sanctionnées, l’accusant de soutenir des « activités déstabilisatrices » de la Russie. Cette me lui interdit l’entrée et le transit dans l’Union européenne tout en gelant ses avoirs. Yamb, qui a gagné en notoriété grâce à ses discours anti-français et pro-Kremlin, a également été désignée par le département d’État américain comme un élément clé du réseau de désinformation d’Evgueni Prigojine en Afrique.
Le contexte
Binationale suisse et camerounaise, Yamb a construit une carrière autour de critiques virulentes de l’influence française en Afrique, qu’elle qualifie de néocoloniale. Avec plus d’un million d’abonnés sur Facebook et près de 600 000 sur YouTube, elle fait partie d’un réseau d’influenceurs qui promeut une vision pro-russe, notamment à travers des plateformes comme AFRIC, souvent considérée comme une façade des opérations d’influence du Kremlin. Elle a été expulsée de Côte d’Ivoire en 2019 pour ses critiques du gouvernement et a été interdite de territoire en France en 2022.
Les chiffres à retenir
– Plus d’un million d’abonnés sur Facebook.- Près de 600 000 abonnés sur YouTube.- 531 000 abonnés sur X (anciennement Twitter).- 335 000 abonnés sur TikTok.- 115 000 abonnés sur Instagram.- 500 000 euros de dommages et intérêts demandés par Yamb au Tribunal de l’Union européenne.
Ce que cela révèle
Les sanctions de l’UE à l’encontre de Yamb soulignent une tension croissante entre l’Occident et les voix panafricanistes qui adoptent un discours pro-Kremlin. Alors que Yamb accuse la France de soutenir secrètement le terrorisme au Sahel, les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel reprennent ce refrain, renforçant ainsi une rhétorique anti-occidentale. En parallèle, la désinformation qu’elle propage met en lumière une manipulation de l’information qui compromet les valeurs démocratiques, selon les autorités européennes. Une ironie s’installe : ceux qui prétendent défendre l’Afrique contre le néocolonialisme semblent se retrouver dans les bras d’un nouvel impérialisme, celui de Moscou.
Ce qu’il faut retenir
Nathalie Yamb, figure emblématique d’un panafricanisme controversé, est désormais sous le feu des sanctions européennes. Ses discours pro-russes et ses accusations contre l’Occident révèlent une complexité des relations internationales en Afrique, où le néocolonialisme se redéfinit à l’ombre de nouvelles alliances. Le monde observe, amusé et inquiet, les manigances d’une « Dame de Sotchi » qui pourrait bien devenir le symbole d’une nouvelle ère de rivalités géopolitiques.
Source : Conspiracy Watch
