
Municipales : quatre ingérences numériques étrangères pendant la campagne, avec peu de visibilité
Le Vrai ou Faux fait le bilan des quatre tentatives d’ingérences numériques étrangères qui ont visé les élections municipales de mars 2026, avec très peu d’effets.
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À quelques jours du second tour des élections municipales prévu le 22 mars, Emmanuel Macron a renforcé les mesures de lutte contre les ingérences numériques étrangères, notamment à travers le service Viginum. Ce dernier a identifié quatre tentatives d’ingérences numériques visant ces élections, marquant une légère augmentation par rapport aux municipales de 2020.
Ces tentatives se déclinent en quatre modes opératoires distincts, dont les auteurs restent anonymes. Leurs objectifs varient, allant de la déstabilisation du scrutin à la recherche d’une audience pour générer des revenus.
Malgré cette augmentation, le nombre de tentatives reste relativement faible, ce qui indique que les élections demeurent une cible privilégiée pour les manipulations en ligne, mais sans atteindre l’ampleur redoutée.
Parmi les cas notables, on trouve des fausses informations concernant Pierre-Yves Bournazel, ancien candidat à la mairie de Paris, ainsi que des accusations infondées visant Sébastien Delogu, ancien candidat à Marseille. Cependant, la majorité des publications liées à ces ingérences ont eu peu d’impact médiatique.
Des opérations ont été lancées dès février 2025, impliquant des acteurs liés à un réseau d’ingérence russe, qui ont créé des faux sites d’information mimant des médias locaux français. Au total, 141 faux sites ont été recensés, dont 85 sont restés actifs jusqu’à récemment, ayant publié près de 14 000 articles fictifs.
Viginum a également identifié un réseau de faux reportages circulant sur des plateformes comme X et Telegram, prétendant que les élections ne pourraient se dérouler en toute sécurité en raison de conflits internationaux. Un écosystème de pages Facebook, alimenté par des contenus générés par intelligence artificielle, a également été mis en place.
Cependant, ces tentatives d’ingérence n’ont pas eu l’impact escompté. Selon Viginum, la campagne d’ingérence a été jugée « sans effet significatif », et les publications sur les réseaux sociaux ont eu un « effet marginal sur le débat public numérique ».
En conclusion, bien que les tentatives d’ingérences numériques aient été identifiées, leur impact sur les élections municipales de 2026 semble limité, attestant d’une vigilance accrue face à ce type de menace.
Source : Franceinfo





