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A Moorea, le changement n’est pas pour maintenant. La liste d’Evans Haumani l’emporte avec plus de 29% devant celle de Christaine Kelley qui récolte tout de même 26,4% , investie par le Tavini. Soit une différence de 286 voix. C’est beaucoup et peu à la fois.
Kelley l’outsider
La victoire du maire sortant n’est donc pas si flagrante que cela. Car en faisant de la candidate du Tavini une véritable outsider d’Evans Haumani, une partie de la population de l’île soeur a sans aucun doute exprimé sa volonté de préserver l’authenticité de Moorea. En clair, son refus des grands projets immobiliers. Notamment l’implantation d’un magasin Carrefour à Maharepa, un projet jugé « inadapté » et « surdimensionné » par rapport à la zone, avait d’ailleurs exprimé la candidate Kelley durant sa campagne.
Son concept de « développement maîtrisé » a de toute évidence fait louche auprès de bon nombre d’électeurs envieux de développer Moorea sans pour autant la sacrifier.
Malgré tout, dans cette pentagulaire, Evans Haumani a su tirer son épingle du jeu. Mais de justesse. Savoir faire la différence alors que 4 autres listes sont également en lice n’est pas évident.
Moins de 300 voix séparent sa liste de celle de Christiane Kelley, et un peu plus de 700 voix avec celle de Ataria Firiapu (22,2%). Ce qui n’est pas excessif là encore.
Firiapu en embuscade
En 2020, ce dernier avait d’ailleurs été le bras droit d’Evans Haumani lorsque celui ci s’emparait pour la première fois de Moorea. Firiapu avait même été son premier adjoint. Mais l’idylle avait été de courte durée en raison de divergences sur « le respect de la parole donnée ». Entre les deux tours, Firiapu avait affirmé sur notre antenne radio qu’il s’était « séparé dès le début », refusant que le bilan de Haumani lui soit imputé.
Ce dimanche soir, Firiapu, 3ème du second tour, peut se targuer d’avoir rassemblé 2172 suffrages. Une façon de montrer une nouvelle fois qu’il n’était pas et n’est toujours pas sur la même longueur d’onde que le maire réélu.
Réginal Haring, 13,1%, et Temaire Chavey-Teinaratai, 9%, ferment la marche de ce second tour des municipales à Moorea-Maiao.
Moorea : Le Changement, C’est Pour Quand ?
À Moorea, la liste d’Evans Haumani l’emporte avec 29% des voix, mais la candidate du Tavini, Christiane Kelley, n’est pas loin derrière avec 26,4%. Un score qui soulève des questions sur l’avenir de l’île.
À Moorea, le changement n’est pas pour maintenant. La liste d’Evans Haumani l’emporte avec plus de 29% devant celle de Christiane Kelley qui récolte tout de même 26,4%, soit une différence de 286 voix. C’est beaucoup et peu à la fois. Un peu comme un sandwich sans garniture : on a l’impression d’avoir quelque chose, mais au final, c’est un peu vide.
Ce qui se passe réellement
La victoire du maire sortant n’est donc pas si éclatante. En faisant de Kelley une véritable outsider, une partie de la population a exprimé son désir de préserver l’authenticité de Moorea. En clair, son refus des grands projets immobiliers. Notamment l’implantation d’un magasin Carrefour à Maharepa, un projet jugé « inadapté » et « surdimensionné » par rapport à la zone, comme l’a souligné Kelley durant sa campagne.
Son concept de « développement maîtrisé » a fait l’objet de nombreuses interrogations. Les électeurs veulent développer Moorea, mais pas à n’importe quel prix. Une belle contradiction, n’est-ce pas ?
Malgré tout, dans cette pentagulaire, Haumani a su tirer son épingle du jeu, mais de justesse. Moins de 300 voix séparent sa liste de celle de Kelley, et un peu plus de 700 voix avec celle d’Ataria Firiapu (22,2%). Ce qui n’est pas excessif là encore. Une belle performance pour un maire qui semble jouer à cache-cache avec la démocratie.
Firiapu en embuscade
En 2020, Firiapu était le bras droit d’Haumani. Mais l’idylle a pris fin à cause de divergences sur « le respect de la parole donnée ». Entre les deux tours, Firiapu a affirmé qu’il s’était « séparé dès le début », refusant que le bilan de Haumani lui soit imputé. Ce dimanche soir, Firiapu, 3ème du second tour, peut se targuer d’avoir rassemblé 2172 suffrages. Une façon de montrer qu’il n’est pas sur la même longueur d’onde que le maire réélu.
Réginal Haring, avec 13,1%, et Temaire Chavey-Teinaratai, avec 9%, ferment la marche de ce second tour des municipales à Moorea-Maiao.
Pourquoi cela dérange
La situation à Moorea met en lumière des incohérences flagrantes. Les promesses de développement durable se heurtent à des projets immobiliers jugés inadaptés. On pourrait presque croire que les politiciens jouent à un jeu de société où les règles changent selon leur bon vouloir.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : un avenir incertain pour Moorea, où le désir de préserver l’authenticité se heurte à des projets qui semblent plus intéressés par le profit que par le bien-être des habitants.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que ceux qui prônent le développement maîtrisé sont souvent les mêmes qui soutiennent des projets « surdimensionnés ». La promesse d’un avenir radieux se transforme rapidement en mirage, laissant les électeurs avec un goût amer.
Effet miroir international
En parallèle, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les voix dissidentes sont étouffées au profit de projets grandioses. Moorea, un petit microcosme de la lutte entre authenticité et profit.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que la tension entre développement et préservation s’intensifie. Les électeurs devront choisir entre la promesse d’un avenir brillant et la réalité d’un présent incertain.
Sources
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