Montpellier : la pelouse du rugby se transforme en champignon, un vrai terrain d’irresponsabilité !
Le fait principal
Le rugby montpelliérain est à nouveau en émoi : la pelouse du Septeo Stadium, inaugurée en 2007, est dans un état si désastreux qu’elle contraint le Montpellier Hérault Rugby (MHR) à délocaliser deux de ses matchs de Top 14 à Béziers, les 15 février et 1er mars prochains.
Ce qui s’est passé
Depuis son ouverture, la pelouse du Septeo Stadium a multiplié les problèmes. La construction d’un stade à l’architecture fermée a rapidement entravé la circulation de l’air, rendant la pelouse impraticable. En 2014, Zlatan Ibrahimovic lui-même avait qualifié le terrain de « merdique » après un match, soulignant l’absurdité de jouer sur une surface aussi dégradée. En 2019, un champignon menaçait déjà de forcer le MHR à l’exil, les alertes de la Ligue étant restées lettre morte.
Le contexte
Malgré des investissements conséquents, atteignant 500 000 €, la situation n’a jamais été véritablement résolue. Le président du MHR, Mohed Altrad, a récemment dénoncé « l’impraticabilité » de la pelouse, une situation qui met en lumière la vétusté d’un stade qui ne répond plus aux exigences du rugby de haut niveau. Le manque de solutions pérennes et l’absence de réelles mes correctrices aggravent un problème qui dure depuis plus d’une décennie.
Les chiffres à retenir
- 500 000 € : budget alloué aux travaux de la pelouse.
- Deux matchs de Top 14 délocalisés à Béziers en raison de l’état de la pelouse.
Ce que cela révèle
Cette situation illustre non seulement l’inefficacité des décisions prises par les dirigeants, mais aussi un manque de vision à long terme pour un stade censé être un fleuron du sport montpelliérain. Alors que le MHR cherche à se positionner parmi les meilleurs, les promesses de qualité se heurtent à la réalité d’un terrain dégradé. Les fans, eux, se demandent si la pelouse n’est pas devenue le véritable adversaire du club.
Ce qu’il faut retenir
Le Septeo Stadium, en dépit de ses ambitions, est devenu un symbole de l’inefficacité. Le MHR, au lieu de jouer chez lui, doit désormais s’exiler à Béziers, laissant planer une question : jusqu’où ira cette saga de la pelouse ?
Source : Midi Libre
