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Midterms 2026 : la victoire d’El-Sayed illustre le recul du soutien inconditionnel à Israël

La victoire d’Abdul El-Sayed dans le Michigan, lors des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, met en lumière une contestation plus visible du soutien américain à Israël. Le démocrate, premier musulman élu au Sénat des États-Unis, a fait campagne sur le coût de la vie et les services publics, tout en dénonçant l’aide militaire à Israël et la guerre à Gaza. Son succès nourrit le débat sur l’évolution du consensus bipartisan à Washington, sans suffire à lui seul à en établir la disparition. (apnews.com)

Red paper with 'Vote Yes!' text on a bright blue background promoting positive political engagement.
Tara Winstead · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Une campagne dominée par les enjeux du quotidien

Picturesque view of a wooden footbridge leading to a peaceful village in Breuil-le-Sec, France.
Noor Shalghen · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Médecin de 42 ans et figure de l’aile gauche du Parti démocrate, El-Sayed a placé le pouvoir d’achat et l’accès aux services publics au cœur de sa campagne. Sa religion et ses positions sur Gaza ont néanmoins pris une place importante dans le débat. Des républicains l’ont accusé, sans preuve selon les éléments rapportés, d’appartenir aux Frères musulmans.

Dans son discours de victoire, le nouvel élu a défendu l’idée que l’argent des contribuables devait être consacré aux écoles, à la santé et aux infrastructures américaines plutôt qu’au financement de conflits. Il a également rejeté les accusations de haine visant, selon lui, ceux qui réclament des droits et la sécurité pour les Palestiniens.

Cette position a aussi placé l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), organisation pro-israélienne, au centre de la campagne. Après avoir soutenu Haley Stevens lors de la primaire démocrate, le groupe a appuyé le républicain Mike Rogers face à El-Sayed. Les dépenses associées à ces soutiens ont dépassé 42 millions de dollars, selon le décompte cité par France 24. El-Sayed a raillé le fait d’avoir affronté les candidats soutenus par l’organisation à deux reprises.

Le poids des prix et de la guerre en Iran

Les premières enquêtes menées à la sortie des urnes, telles que les rapporte France 24, ne décrivent pas le scrutin comme un référendum contre la guerre à Gaza. Elles soulignent plutôt le mécontentement lié à la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février aux côtés d’Israël, et à l’intervention américaine au Moyen-Orient.

La fermeture du détroit d’Ormuz a contribué à la hausse des prix aux États-Unis, notamment à celle des carburants. Dans le Michigan, Gharam, une barista de 19 ans interrogée avant le vote, expliquait vouloir soutenir un candidat promettant la fin de la guerre et une baisse du prix de l’essence. Le témoignage illustre la place prise par les conséquences économiques du conflit dans les préoccupations électorales.

Les défaites de candidats soutenus par l’Aipac ont été très commentées, mais elles ne résument pas à elles seules le résultat de l’organisation. Celle-ci a revendiqué sur X la victoire de 234 candidats. Le site Who Funds My Rep lui attribue un taux de succès de 91 %, un chiffre à relativiser, précise France 24, car l’Aipac soutient aussi de nombreux élus sortants et candidats favoris.

Des signaux de changement dans les deux partis

Le débat évolue également chez les républicains. Le jour du scrutin, Donald Trump a annoncé vouloir mettre fin à l’aide annuelle de 3,8 milliards de dollars destinée à la sécurité d’Israël, affirmant que le pays n’en avait plus besoin. L’annonce a suscité des critiques parmi les soutiens d’Israël comme chez ses opposants, qui y ont vu un changement de position opportuniste.

Après la défaite de son camp, JD Vance a lui aussi cité la relation avec Israël parmi les priorités à revoir, aux côtés de la guerre en Iran et du coût de la vie. Ces prises de position suggèrent que les interrogations sur l’alignement de Washington avec le gouvernement israélien dépassent désormais le seul camp démocrate. Elles ne préjugent toutefois pas, à elles seules, des décisions que prendra le prochain Congrès.

En Israël, la perte de la majorité de la coalition gouvernementale à la Knesset et les tractations en cours pour former une majorité ajoutent à l’incertitude politique. Le chef de l’opposition centriste Yaïr Lapid a estimé que le revers républicain montrait que le maintien de Benjamin Netanyahu au pouvoir pouvait nuire à la sécurité et à l’image internationale du pays. Le Premier ministre, qui a affiché sa proximité avec Donald Trump, reste cependant engagé dans les discussions politiques israéliennes.


Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)

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Auteur : Romain HOUEIX

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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