Après la cyberattaque des lycées des Hauts-de-France, des mesures mises en place pour sécuriser certaines épreuves du bac général et technologique

Cyberattaque des lycées des Hauts-de-France : des mesures mises en place pour sécuriser les épreuves du bac

En octobre 2025, une cyberattaque a paralysé pendant plusieurs semaines les lycées des Hauts-de-France, perturbant considérablement le déroulement des enseignements. Face à cette situation, un arrêté a été publié dans le Journal officiel pour établir des mesures de secours en cas de problèmes techniques lors des épreuves pratiques du baccalauréat.

La cyberattaque a incité les rectorats d’Amiens et de Lille à mettre en œuvre des stratégies pour garantir le bon déroulement des épreuves du baccalauréat général et de la série Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D). Pour cela, le ministère de l’Éducation nationale a mandaté un inspecteur général qui a visité chaque lycée entre décembre et janvier pour évaluer l’impact de l’attaque et proposer des dispositifs adaptés.

Diverses mesures ont été adoptées, telles que le report de certains travaux et le décalage de la date de la certification PIX. Selon l’inspecteur général, des adaptations ont été nécessaires concernant le choix des sujets des épreuves pratiques, certains sujets ayant été écartés en raison de leur non-étude dans certains établissements.

Un suivi des livrets scolaires a également été instauré pour s’assurer que les jurys d’examens soient informés des impacts éventuels de la cyberattaque sur les enseignements. Les rectorats ont mis en place un suivi des notes pour les candidats des établissements les plus touchés. En cas de contestation d’une note jugée trop basse, les rectorats s’engagent à examiner les circonstances.

Un arrêté publié le 7 mai a pour objectif de « sécuriser juridiquement » les démarches entreprises et de prévoir des solutions en cas de problèmes informatiques lors des épreuves pratiques. Si une épreuve ne peut se dérouler lors de la première convocation, les candidats seront reconvoqués. Si la situation se reproduit, des modalités alternatives seront appliquées. Par exemple, si les épreuves terminales des spécialités « sciences de l’ingénieur » et « numérique et sciences informatiques » ne peuvent être tenues, elles ne comporteront qu’une partie écrite.

Des centres de secours ont également été prévus pour numériser les copies en cas de problèmes techniques. Les autorités éducatives assurent que tout est prévu pour le bon déroulement des examens.

Source : Journal officiel, rectorats d’Amiens et de Lille.

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