Medef : investir dans les jeunes, un luxe que le RN ne peut pas se permettre !
Le fait principal
Lors de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), Gilles Vermot Desroches, président de la commission « L’entreprise dans la société » du Medef, a affirmé que « investir de l’argent dans les jeunes, c’est un investissement, pas une perte ». Son message résonne comme un cri d’alarme sur les difficultés d’insertion des jeunes dans le monde du travail.
Ce qui s’est passé
Gilles Vermot Desroches, cadre chez Schneider Electric, a mis en lumière les aspirations des jeunes à s’intégrer dans le monde professionnel. Selon lui, les jeunes ne rêvent pas d’un avenir sans travail, mais d’un emploi qui a du sens. Il souligne que, même en période de chômage, leur désir de contribuer à la société reste intact. Cependant, cette volonté rencontre des obstacles, notamment un parcours d’intégration trop long et une hiérarchie rigide qui ne correspond pas à leurs attentes.
Le contexte
La jeunesse est souvent perçue comme la variable d’ajustement de l’économie. Avec des taux de chômage touchant 30% à 35% des jeunes diplômés, la situation est alarmante. Ce constat s’accompagne d’une réalité inquiétante : la jeunesse s’appauvrit alors que les générations précédentes s’enrichissent. Le Samu social, créé pour aider les plus démunis, sert aujourd’hui la moitié de ses repas à des moins de 30 ans, un constat qui ne peut laisser indifférent.
Les chiffres à retenir
- 30% à 35% des jeunes diplômés se retrouvent au chômage.
- Le Samu social sert aujourd’hui la moitié de ses repas à des moins de 30 ans.
Ce que cela révèle
Le discours de Vermot Desroches met en lumière une contradiction criante : alors que les entreprises ont besoin de l’innovation et de la fraîcheur que les jeunes apportent, elles hésitent à prendre des risques en leur offrant des contrats stables. Ce manque de prise de risque est symptomatique d’une culture d’entreprise qui privilégie la sécurité à l’innovation. Les jeunes, eux, cherchent un cadre qui leur permet de s’épanouir dans un environnement moins hiérarchique. Pour eux, le travail n’est pas seulement une question de salaire, mais aussi de sens et de collectif.
Ce qu’il faut retenir
Investir dans les jeunes, c’est investir dans l’avenir. Si les entreprises continuent de sacrifier cette génération sur l’autel de la rentabilité à court terme, elles risquent de se retrouver sans les talents nécessaires pour innover et se renouveler. La balle est dans le camp des employeurs : oseront-ils prendre le risque d’un avenir meilleur ?
Source : Medef
