L’éditorial. Après Mazan, quel tournant ?

Après Mazan, quel tournant ?

La terrible affaire des viols de Mazan a suscité une onde de choc mondiale, mettant en lumière des problématiques profondément ancrées dans notre société. Combien de femmes, comme Gisèle Pelicot, subissent des violences similaires à travers le monde ? Ces questions soulignent l’urgence d’une prise de conscience collective face à des réalités souvent ignorées.

Récemment, la chaîne de télévision américaine CNN a révélé l’existence d’une sinistre « académie mondiale du viol ». Sur diverses plateformes en ligne, des hommes échangent des conseils pour droguer et abuser de leurs partenaires. Des contenus montrant des femmes sous emprise chimique sont partagés et commercialisés, notamment sur le site pornographique « Motherless », qui abrite plus de 20 000 vidéos de ce type, vues par des centaines de milliers d’internautes, y compris en France.

L’affaire Pelicot a également entraîné des appels à une redéfinition des lois sur le consentement. Le 28 avril dernier, les députés européens ont réclamé une définition commune du viol, fondée sur l’absence de consentement, un sujet qui a gagné en visibilité grâce au courage de Gisèle Pelicot.

Cependant, malgré les efforts pour améliorer la législation, des plateformes demeurent des zones de non-droit. Le site Coco, fréquenté par les violeurs de Mazan, a été fermé en 2024, mais a réapparu sous un autre nom, révélant les failles du système de protection. Sarah el Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, a qualifié cette résurgence de « gifle » à la promesse de protection faite aux victimes.

Ces événements soulignent la nécessité d’une vigilance accrue et d’une action concertée pour lutter contre les violences faites aux femmes et garantir leur sécurité.

Source : DNA.

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