
Table Of Content
- Imaginer le burger du futur avec une dimension personnelle
- Une recette construite comme un récit entre terre et mer
- Un parcours jalonné de récompenses
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Mathieu Marquet, chef montpelliérain à la tête du Food Truck Le Go Fast, a décroché une seconde place régionale lors de la Coupe de France du Burger by Socopa, confirmant son ancrage parmi les candidats les plus solides du circuit. Un résultat qu’il tient à préciser avec rigueur. « J’ai fini deuxième régionale, pas deuxième nationale. Donc ça change un peu la donne », nuance-t-il, soucieux de replacer sa performance dans son juste contexte.
Cette distinction reste néanmoins significative dans un concours particulièrement relevé, où chaque étape impose une sélection drastique et où la moindre erreur peut faire basculer le classement. Environ 300 candidatures sont déposées à chaque édition, avant une phase de présélection qui ne retient qu’un nombre limité de participants. Seuls 25 finalistes accèdent ensuite à la scène parisienne.
Imaginer le burger du futur avec une dimension personnelle
Le thème de cette année, consacré au « burger du futur », a poussé les candidats à dépasser les recettes classiques pour proposer une vision plus engagée et plus créative. Mathieu Marquet a choisi d’inscrire son projet dans une démarche intime, en lien avec ses origines et ses convictions.
« J’étais parti sur un burger de transmission pour les futures générations, par rapport à la fragilité des océans », confie-t-il, en évoquant un sujet qui dépasse le cadre culinaire. Son attachement à la Polynésie structure toute sa réflexion, jusqu’au nom de son burger. « Je l’ai nommé Moana. C’est aussi le prénom de mon fils. Ça veut dire océan en tahitien »
« J’étais parti sur un burger de transmission pour les futures générations, par rapport à la fragilité des océans. Je l’ai nommé Moana. C’est aussi le prénom de mon fils. Ça veut dire océan en tahitien »
Une recette construite comme un récit entre terre et mer
Le burger Moana se distingue par une composition élaborée, où chaque élément s’inscrit dans une logique à la fois gustative et narrative. Le pain, conçu avec un boulanger, intègre de la spiruline bleue et repose sur une base à la crème de coco et à la bière tahitienne Hinano.
Sur le dessus, une tuile réalisée à partir de tarot et de fleur d’hibiscus vient renforcer cette identité, tout en symbolisant l’espoir dans la culture tahitienne. « Il y a toute une histoire derrière cette recette », souligne le chef, qui a pensé chaque détail pour donner du sens à son plat.
À l’intérieur, les saveurs s’organisent autour d’un équilibre entre puissance et finesse, avec une sauce « lave volcanique » mêlant tonkatsu et mangue rôtie au rhum, un crémeux de fromage au charbon de coco accompagné d’un crumble de uru, ainsi qu’un steak mariné au miso et à la sauce tamari. Une sauce tartare montée à l’huile de coco, agrémentée de perles de mangue, vient compléter l’ensemble.
Un parcours jalonné de récompenses
Certains candidats parviennent à s’installer dans la durée et à confirmer leur niveau d’une édition à l’autre. Le parcours Mathieu Marquet illustre cette réalité, avec une participation marquante en 2022, où il termine deuxième au classement régional de la Coupe de France du Burger avec son sandwich « Le Terra Fenua ». L’année dernière, il confirme cette progression en montant sur le podium national avec « En Terroir Perdu », décrochant le bronze du meilleur burger de France lors de la grande finale.
Malgré cette seconde place régionale, l’Héraultais ne cache pas son objectif et affiche une détermination intacte. « Tant que je n’ai pas le titre, je recommencerai ! », assure-t-il, avec une motivation qui ne semble pas faiblir. Le chef entend poursuivre l’aventure et continuer à développer son univers culinaire, en s’appuyant sur ses racines tout en explorant de nouvelles idées.
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« Mathieu Marquet : Vice-champion du burger, mais pas de la réalité »
Mathieu Marquet, chef montpelliérain, décroche une seconde place régionale à la Coupe de France du Burger, mais insiste sur le fait que ce n’est pas la même chose que le titre national. Une belle performance, mais à quel prix ?
Dans un monde où les burgers sont devenus des œuvres d’art culinaire, Mathieu Marquet, à la tête du Food Truck Le Go Fast, a réussi à se faire une place au soleil en décrochant la seconde place régionale lors de la Coupe de France du Burger by Socopa. Mais attention, il tient à préciser : « J’ai fini deuxième régionale, pas deuxième nationale. Donc ça change un peu la donne. » Une nuance qui, à première vue, semble insignifiante, mais qui révèle une réalité bien plus complexe.
Ce qui se passe réellement
Dans un concours où environ 300 candidatures sont soumises chaque année, seuls 25 finalistes accèdent à la scène parisienne. Marquet a donc réussi à se frayer un chemin dans un environnement particulièrement compétitif. Le thème de cette année, « burger du futur », a poussé les candidats à dépasser les recettes classiques pour proposer des visions plus engagées. Marquet a choisi de s’inscrire dans une démarche personnelle, évoquant la fragilité des océans avec son burger nommé Moana, en hommage à son fils. Un beau geste, certes, mais qui soulève la question : est-ce que la gastronomie peut vraiment être un vecteur de changement social ?
Pourquoi cela dérange
La performance de Marquet, bien que louable, met en lumière une incohérence dans le discours autour de la gastronomie engagée. Peut-on vraiment parler de transmission aux futures générations tout en participant à un concours qui, par essence, valorise l’individualisme et la compétition ? La quête du titre semble plus importante que le message qu’il souhaite véhiculer.
Ce que cela implique concrètement
Le burger Moana, avec sa composition élaborée, est un exemple de la manière dont la gastronomie peut s’exprimer. Mais à quel prix ? En mettant l’accent sur des ingrédients exotiques et des techniques complexes, ne risque-t-on pas de perdre de vue l’essentiel : la simplicité et l’accessibilité de la cuisine ?
Lecture satirique
Marquet déclare : « Tant que je n’ai pas le titre, je recommencerai ! » Cette phrase résonne comme un écho à la culture de la performance qui imprègne notre société. Dans un monde où le succès est mesuré par des titres et des récompenses, où est la place pour la véritable passion culinaire ? On pourrait presque croire qu’il s’agit d’un candidat à la présidentielle, promettant monts et merveilles sans jamais vraiment s’engager.
Effet miroir international
À l’étranger, des chefs comme ceux aux États-Unis ou en Russie se battent pour des titres similaires, souvent en délaissant les enjeux sociaux et environnementaux. La compétition devient un spectacle, une vitrine pour des politiques qui, tout en prônant l’authenticité, se perdent dans le bling-bling.
À quoi s’attendre
Si Marquet continue sur cette voie, il pourrait bien devenir une figure emblématique de la gastronomie engagée. Mais attention, la route est semée d’embûches. La quête du titre pourrait bien le détourner de ses véritables convictions.


