Macron, champion du déni : le PCF l’invite à signer pour les cancers du sein !
Le fait principal
Le Parti Communiste Français (PCF) met la pression sur Emmanuel Macron pour qu’il signe les décrets nécessaires à la mise en œuvre de la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein, promulguée le 5 février 2025. Alors qu’Octobre rose, la campagne de sensibilisation au cancer du sein, approche, les élues communistes Barbara Gomes et Shirley Wirden rappellent que les patientes attendent toujours cette promesse devenue loi.
Ce qui s’est passé
Chaque année, 60 000 femmes sont diagnostiquées d’un cancer du sein. Malgré la promulgation de la loi, les soins spécifiques comme le renouvellement des prothèses mammaires ou la dermopigmentation ne sont toujours pas remboursés. Dans une lettre adressée à Macron, Gomes et Wirden exigent que le président ne « s’essuie pas les pieds sur le Parlement » et rappelle que « une loi votée n’est pas une promesse, c’est désormais un droit ».
Le contexte
Cette loi, portée par Fabien Roussel, vise à garantir la prise en charge par l’Assurance maladie de soins et dispositifs essentiels pour les femmes ayant subi un cancer du sein. Pourtant, les délais s’allongent, et les élues déplorent qu’« il n’est pas acceptable de demander aux femmes de payer de leur poche des soins qui devraient relever de la solidarité nationale ». Alors qu’Emmanuel Macron avait promis de faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une « grande cause du quinquennat », le bilan est plutôt mitigé.
Les chiffres à retenir
60 000 femmes diagnostiquées chaque année. Une loi votée qui reste lettre morte. Des décrets promis mais jamais publiés. Un cruel manque de volonté politique se dessine.
Ce que cela révèle
Le contraste est saisissant : des discours enflammés sur l’égalité des droits, mais des actes qui trahissent une volonté d’agir. Les promesses de Macron semblent s’évanouir face à la réalité des femmes qui continuent à subir les conséquences d’une inaction gouvernementale. La pétition lancée par les rapporteurs de la loi, Yannick Monnet et Cathy Apourceau-Poly, est un appel désespéré à un changement qui semble bien loin.
Ce qu’il faut retenir
Alors que le gouvernement se targue de défendre les droits des femmes, la réalité est bien plus sombre. Les élues communistes rappellent à juste titre que les lois ne doivent pas rester des promesses vides. À quand une véritable volonté politique pour garantir ces droits ?
Sources : l’Humanité, site officiel du PCF.
