Macron à l’ONU : entre promesses de paix et complicité silencieuse avec l’extrême droite.
Le fait principal
Emmanuel Macron a prononcé ce mardi 22 septembre 2026 un discours à l’ONU qui pourrait bien être son dernier depuis cette tribune, appelant à une résistance face à l’« esprit de défaite » et à l’« abus de pouvoir ».
Ce qui s’est passé
Dans un auditorium à moitié vide, le président français a abordé divers sujets, des conflits au Moyen-Orient à la guerre en Ukraine, en passant par la lutte pour la paix, le climat et l’intelligence artificielle. Sa prise de parole, découpée en cinq grands axes, a mis en lumière sa volonté de promouvoir la coopération internationale tout en dénonçant les « empires qui menacent la souveraineté » des nations.
Le contexte
Ce discours survient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, où les relations entre grandes puissances sont marquées par des rivalités exacerbées. Macron, sans jamais nommer ses cibles, a évoqué les abus de pouvoir de certains leaders, laissant entendre une critique voilée à l’égard de figures comme Donald Trump et Vladimir Poutine. Le président a également plaidé pour un renforcement du droit international et un soutien accru à la Cour pénale internationale.
Les chiffres à retenir
– Le président a proposé un « double moratoire » sur les frappes contre les infrastructures civiles en Ukraine et en Russie.- Il a également évoqué la nécessité d’un moratoire en mer Noire pour libérer les céréales, soulignant l’importance de la sécurité alimentaire pour de nombreux pays émergents.
Ce que cela révèle
Derrière les belles paroles d’un monde civilisé, les actes semblent souvent faire défaut. Macron prône une solution à deux États pour Israël et la Palestine, tout en sachant que les actions concrètes tardent à suivre. Son appel à protéger les scientifiques face aux climato-sceptiques rappelle que les promesses politiques doivent s’accompagner d’actions tangibles. En matière d’intelligence artificielle, son souhait de développer un modèle « open source » est à saluer, mais là encore, les intentions sont souvent contredites par la réalité des investissements.
Ce qu’il faut retenir
Emmanuel Macron a tenté de redonner un souffle d’optimisme à l’ONU tout en pointant du doigt les menaces pesant sur l’ordre mondial. Son discours, bien que riche en idéaux, laisse planer le doute quant à la capacité de la France à traduire ces mots en actes concrets. Ne cédons rien, dit-il. Mais la question demeure : jusqu’où ira cette détermination dans un monde où l’abus de pouvoir semble omniprésent ?
Source : HuffPost
