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Jeunesse

Lycéens et étudiants mobilisés : des centaines d’arrestations et des dizaines de blessés

Depuis le 21 septembre 2026, des lycéens se mobilisent contre les difficultés rencontrées dans leurs établissements. Le mouvement a pris de l’ampleur le mardi 29 septembre, journée de grève dans la fonction publique : les revendications portent notamment sur les moyens scolaires, les locaux et la pression liée à Parcoursup, tandis que des interventions policières et des blessures signalées nourrissent les inquiétudes.

A large peaceful student protest in front of a modern building in Bratislava, Slovakia.
William Gevorg Urban · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Des revendications liées au quotidien scolaire

Detailed close-up of white lined and graph paper sheets on a vibrant green background.
Esra Erdem · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Le mouvement a commencé au lycée Saint-Exupéry de Créteil, où des élèves dénonçaient des postes d’enseignants non pourvus. Il s’est ensuite étendu à d’autres villes. Les demandes ne sont pas identiques partout, mais des lycéens ont évoqué le manque de professeurs et de personnels, des classes chargées, des bâtiments dégradés et des emplois du temps difficiles à vivre. Certains expriment aussi leur inquiétude face à la pression scolaire et à Parcoursup. Ces revendications sont rapportées par Le Monde ; elles ne signifient pas que tous les lycéens participent au mouvement ou partagent les mêmes demandes. (lemonde.fr)

Le mardi 29 septembre, des actions ont été signalées dans près de 410 établissements, selon le décompte rapporté par Le Monde. Le ministère de l’Éducation nationale, lui, a publié des taux de participation à la grève pour la plupart des académies métropolitaines et La Réunion. Il estimait notamment la participation des personnels à 6,68 % en moyenne pondérée. Ce chiffre concerne les personnels, pas les élèves ni le nombre de lycées mobilisés. (lemonde.fr)

Des interpellations et des blessures signalées

La journée a aussi été marquée par des incidents aux abords de certains établissements. Le ministre de l’Intérieur a annoncé 440 interpellations le 29 septembre, principalement de personnes mineures, selon le compte rendu du Monde. Ce chiffre désigne des interpellations : il ne correspond pas à des condamnations. Après la diffusion d’une vidéo montrant un policier tirant avec un lance-grenades sur un lycéen à Saint-Ouen-l’Aumône, une enquête de l’Inspection générale de la police nationale a été ouverte, rapportait également le journal. Une enquête ne préjuge pas de ses conclusions. (lemonde.fr)

À Tours, un lycéen a été blessé à l’œil lors d’un rassemblement le 30 septembre. La source initiale évoque un possible tir de LBD ; les circonstances et les responsabilités ne doivent pas être présentées comme établies sans conclusion d’enquête. Ces événements rappellent l’importance de distinguer les faits rapportés, les accusations et les résultats judiciaires.

Écouter les élèves sans confondre les situations

Un blocage peut perturber les cours et concerner aussi des élèves qui ne souhaitent pas manifester. Les faits signalés aux abords des lycées doivent être examinés séparément, sans attribuer à l’ensemble des jeunes les actes commis par quelques personnes. De même, les critiques sur la réponse des forces de l’ordre relèvent de prises de position à attribuer à leurs auteurs, tandis que les blessures et les conditions d’intervention doivent être documentées.

Pour les élèves et leurs familles, l’enjeu immédiat est donc double : comprendre les motifs de la mobilisation et suivre les suites des enquêtes sur les incidents rapportés. Le ministère de l’Éducation nationale a communiqué sur le mouvement social du 29 septembre et organisé, le lendemain, un point conjoint avec le ministère de l’Intérieur sur la situation aux abords des établissements. (education.gouv.fr)


Source : Jeunesse – L'Humanité

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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