L’Université Nice Côte d’Azur lutte contre la désinformation grâce à ses chercheurs
Au sein de l’Université Nice Côte d’Azur, le service Science et société œuvre pour rapprocher la recherche scientifique des citoyens. Situé à Valrose, ce bureau, composé de sept membres, a pour mission de combattre la désinformation. Anne-Sophie Coldefy, vice-présidente du département, déclare : « L’objectif, in fine, de toutes nos actions, c’est de lutter contre la désinformation. » Ce service cherche également à clarifier la différence entre croire et savoir, et à expliquer le fonctionnement de la recherche.
Les résultats d’une étude réalisée en 2022 montrent que 36 % des sondés estiment que le changement climatique n’est pas lié à l’activité humaine, soulignant l’importance de cette initiative. En cultivant un esprit critique, le service espère que les citoyens pourront éviter de tomber dans le piège des fake news.
Cibler les jeunes
Pour atteindre ses objectifs, l’université a obtenu un financement sur trois ans, d’une durée allant de 2024 à 2027. Ce programme se concentre particulièrement sur les jeunes de 13 à 18 ans, une tranche d’âge très active sur les réseaux sociaux, donc vulnérable à la désinformation. Doriane Vincent, chargée de médiation scientifique, note que les scientifiques ont du mal à s’adapter aux codes des plateformes comme TikTok et Instagram, ce qui rend leur pénétration dans ces sphères difficile.
Travailler en réseau
Le service s’appuie sur des laboratoires de recherche et neuf établissements académiques, tels que le CNRS, Inria et INRAE. Cela lui permet de développer des contenus éducatifs et de mener des actions de sensibilisation. Parmi les thèmes abordés figurent des questions scientifiques populaires, comme « L’IA a-t-elle une conscience ? » et « Y a-t-il de la gravité dans l’espace ? » Les chercheurs et doctorants sont impliqués dans ces initiatives, et les citoyens peuvent poser des questions directement sur le site de Nice-Matin, via la plateforme Fan de Science.
Cette approche collaborative vise à renforcer la confiance du public dans la science et à réduire la propagation des fausses informations.
Source : Nice-Matin
