L’Udes alerte : vers une France à deux vitesses, mais le RN préfère son « égalité » en carton !
Le fait principal
David Cluzeau, président de l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes), tire la sonnette d’alarme sur la fragilisation de l’économie sociale et solidaire (ESS) en France, évoquant un risque croissant d’une « France à deux vitesses » dans l’accès aux services essentiels.
Ce qui s’est passé
Lors d’une conférence de presse le 22 septembre 2026, Cluzeau a révélé que 74 % des dirigeants d’entreprises de l’ESS, selon une enquête de l’institut Verian, considèrent l’accès aux financements et aux subventions comme leur principale préoccupation. L’inflation et la situation économique générale viennent ensuite sur la liste des inquiétudes. Les entreprises de l’ESS, qui reposent sur des fonds de redistribution, des recettes d’activité et la philanthropie, subissent de plein fouet une situation économique « extrêmement contrainte ».
Le contexte
La réduction des financements publics et la diminution de la consommation des Français dans des secteurs comme la culture, le sport et les loisirs aggravent la situation. Cluzeau met en garde contre un « triple risque » : perte de capacité de travail, appauvrissement des services et inaccessibilité pour une partie de la population. Alors que le gouvernement peaufine ses arbitrages budgétaires, l’appel à une « règle d’or sociale » se fait pressant, pour évaluer l’impact des décisions sur l’emploi et l’accès aux services.
Les chiffres à retenir
– 74 % des 767 dirigeants d’ESS interrogés jugent l’accès aux financements comme leur première préoccupation.- 11 600 postes d’apprentis menacés sur les 60 000 en raison d’une nouvelle charge de 379 millions d’euros.
Ce que cela révèle
La promesse d’une société plus équitable se heurte à la réalité budgétaire. La politique actuelle semble privilégier l’austérité au détriment des plus vulnérables. Pendant que le gouvernement prône l’égalité, les chiffres montrent une réalité bien différente : l’ESS, pilier de la cohésion sociale, est laissée sur le bord de la route. Ce décalage entre discours et réalité illustre une dérive inquiétante vers une société à deux vitesses, où l’accès aux services essentiels dépendra de la situation économique de chacun.
Ce qu’il faut retenir
L’économie sociale et solidaire, essentielle à la cohésion sociale, est aujourd’hui menacée par des choix budgétaires discutables. L’appel à une évaluation rigoureuse des décisions économiques n’a jamais été aussi urgent pour éviter une fracture sociale irréparable.
Source : Localtis, Caroline Megglé, 22 septembre 2026.
