Lors d’une récente rencontre au siège des Nations Unies, le Secrétaire général António Guterres a mis en lumière les paradoxes qui résident au sein de l’organisation en matière de racisme et de sexisme. En abordant la question des inégalités à l’ONU, il a souligné que l’institution ne peut prétendre défendre les droits et l’égalité globale si elle ne règle pas ses propres problèmes internes.

Ce qu’il faut retenir
António Guterres a affirmé que l’ONU doit devenir « activement antiraciste » et a interpellé ses membres sur la nécessité de mettre en œuvre une véritable égalité au sein de l’organisation. En 2020, une enquête a révélé que 33 % des employés avaient subi de la discrimination raciale, un constat troublant pour une institution dont le mandat inclut la lutte contre les inégalités dans le monde.
Ce que disent les données ou les faits
Les engagements récents de l’ONU ont conduit à la création de groupes de travail dédiés à la lutte contre le racisme et à l’inclusion de formations sur la diversité. Malgré ces efforts, Guterres a noté que les résultats ne sont pas uniformes à tous les niveaux hiérarchiques. Parlant de la dynamique du pouvoir, il a expliqué que la véritable égalité ne peut être atteinte que si l’on examine les coulisses qui déterminent qui prend les décisions et qui a accès aux opportunités.
Ce que cela change concrètement
Sur le front de l’égalité entre les sexes, l’ONU a atteint des résultats encourageants, affichant une parité dans les postes de direction. Néanmoins, Guterres a mis en garde contre l’idée que la simple parité en nombre suffise. Les femmes doivent également avoir un impact significatif sur les décisions et travailler dans un environnement exempt de harcèlement et de violence. En plein cœur de crises financières, ces avancées pourraient être menacées par des coupes budgétaires qui risquent de freiner les progrès réalisés en matière d’égalité et de diversité.
Ce qu’il faut vérifier ou comprendre
Le Secrétaire général a appelé à une vigilance continue pour éviter tout recul concernant les droits humains. La gestion interne de l’ONU pourrait avoir des répercussions sur sa crédibilité mondiale. En effet, la manière dont l’organisation applique ses principes au sein de ses propres murs est cruciale pour son image et son efficacité. Guterres a conclu en rappelant que la lutte contre les discriminations doit commencer par l’ONU elle-même, tout en réaffirmant l’importance de prendre en compte la diversité à chaque niveau de responsabilité.
Source : ONU Info – L'actualité mondiale Un regard humain
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