Table Of Content
L’Islam contre la Modernité : Quand la Pensée Régressive s’Invite dans le Débat
L’invitation de Ferghane Azihari sur Europe 1 Matin soulève des questions brûlantes sur l’Islam et sa prétendue incompatibilité avec la modernité. Une provocation qui, comme toujours, cache des enjeux bien plus complexes.
Ce matin, le débat sur l’Islam et la modernité a pris une tournure inattendue sur Europe 1. Ferghane Azihari, essayiste et auteur de « L’Islam contre la modernité », s’est lancé dans une diatribe qui ne manquera pas de susciter des réactions, tant les thèses avancées sont clivantes. Mais derrière cette façade d’érudition, que se cache-t-il réellement ?
Ce qui se passe réellement
Azihari, en bon polémiste, ne se contente pas d’analyser les faits ; il les déforme et les instrumentalise. Il prétend que l’Islam est intrinsèquement rétrograde, une affirmation qui ignore les multiples interprétations et pratiques de cette religion à travers le monde. En réalité, c’est une simplification qui sert les discours de l’extrême droite, notamment ceux du Rassemblement National, qui se réjouit de voir des voix comme celles d’Azihari alimenter la peur et la division.
Pourquoi ça dérange
Ce qui dérange ici, c’est l’usage cynique de la polémique pour renforcer un discours identitaire et exclusif. En pleine montée des tensions sociales, Azihari semble ignorer que le véritable défi de notre époque n’est pas l’Islam, mais bien la montée des régimes autoritaires qui, eux, n’ont que faire de la modernité. Loin de nous unir, ces discours divisent et stigmatisent, rappelant à quel point la pensée critique est souvent mise à mal au profit d’une rhétorique simpliste.
Ce que ça révèle
La véritable question posée par Azihari est celle de la modernité elle-même. Qui en est le gardien ? Les discours qui se veulent progressistes sont souvent empreints d’une forme d’ultra-conservatisme déguisé. En faisant le procès de l’Islam, on évite de se pencher sur les véritables enjeux sociétaux, comme la précarité économique ou la montée des inégalités. On pourrait presque dire que l’on préfère comparer les identités plutôt que d’anticiper les coûts de nos choix politiques.
Lecture satirique
Imaginez un instant que la modernité soit un club exclusif où seuls les « bons » penseurs sont admis. Azihari, avec sa plume acerbe, s’érige en gardien du temple, balayant d’un revers de main les voix qui ne s’alignent pas sur son idéologie. C’est presque comique de voir comment certains se battent pour définir qui est « moderne » et qui ne l’est pas, tout en s’accrochant à des valeurs passéistes.
À quoi s’attendre
Il est à craindre que ce type de discours ne soit qu’un prélude à des attaques plus frontales contre la diversité culturelle et religieuse. Avec des figures comme Jordan Bardella et Marine Le Pen qui ne cessent de capitaliser sur la peur de l’autre, on peut s’interroger sur l’avenir de notre société. Une société où l’on pourrait bientôt devoir réserver une place dans le débat public, comme on le ferait pour un vol, en fonction de son identité.
Sources
Cet article n’est pas qu’une critique de l’œuvre d’Azihari, mais une invitation à réfléchir sur les discours qui façonnent notre réalité. En ces temps de tensions exacerbées, il est crucial de ne pas céder à la facilité des simplifications.



