Liquidation de Brandt : une soixantaine d'anciens salariés attaquent leur ancien employeur en justice

Liquidation de Brandt : une soixantaine d’anciens salariés attaquent leur ancien employeur en justice

Des anciens salariés du groupe d’électroménager, liquidé en décembre 2025, vont saisir la justice courant mai pour contester leurs licenciements et la liquidation.

Les anciens de Brandt n’ont pas dit leur dernier mot. Une soixantaine d’anciens salariés du groupe, ex-fleuron français de l’électroménager, ont décidé de saisir la justice pour contester les conditions de la liquidation, selon des informations obtenues par l’AFP auprès de leur avocat.

Avant sa disparition en décembre, cette entreprise emblématique du patrimoine industriel français a connu de nombreux changements de propriétaires, passant entre les mains de l’Israélien Elco, de l’Espagnol Fagor, et, plus récemment, en 2014, du groupe algérien Cevital. Ce dernier, affichant un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros, sera visé par deux actions en justice courant mai.

Me Fiodor Rilov, l’avocat des anciens salariés, a précisé que « la première procédure prud’homale visera à contester le licenciement abusif : la liquidation a eu lieu dans un contexte suspect et nous estimons qu’elle aurait pu être évitée si Cevital ne s’était pas retiré de cette manière. » Une action en responsabilité civile sera également lancée devant le tribunal judiciaire d’Orléans.

Les ex-salariés, en colère, cherchent à obtenir des indemnités qui, bien que symboliques, visent à compenser le dommage subi. Une réunion de suivi est prévue ce samedi à Saint-Ouen près de Vendôme, non loin de l’ancienne usine Brandt, où se rassemblaient environ 90 personnes, dont la majorité des ex-salariés représentés par Me Rilov.

L’ancien groupe centenaire, qui comprenait les marques Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich, employait environ 700 personnes jusqu’à sa liquidation, dont 350 dans sa principale usine située à Saint-Jean-de-la-Ruelle près d’Orléans. Les marques et les stocks de Brandt ont été revendus mi-mars pour 18,6 millions d’euros à Cafom, un distributeur d’équipement de la maison pour l’Outre-mer. Le groupe VTX-B5 group-Jonas France, également candidat à la reprise, a saisi le procureur du tribunal de commerce, dénonçant l’offre de Cafom comme « moins-disante. »

Source : AFP

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