L’impérialisme à la sauce RN : quand l’État flirte avec ses propres contradictions.
Le fait principal
Le retour des impérialismes domine l’actualité internationale, avec des figures comme Trump, Poutine et Xi Jinping en tête d’affiche. Ces dirigeants, à la tête d’États voyous, semblent ignorer les principes du droit international, plongeant le monde dans une ère où la coercition et l’expansion territoriale sont de mise.
Ce qui s’est passé
Florian Louis et Nicolas Beaupré, historiens, publient « Histoire mondiale des impérialismes » (PUF), une somme de près de 1 500 pages qui examine les dynamiques géopolitiques depuis le XIXe siècle. Leur ouvrage, qui rassemble plus de 60 contributions, met en lumière les différentes formes d’impérialisme, des empires occidentaux aux moins connus comme les impérialismes omanais ou chinois.
Le contexte
L’impérialisme n’est pas une nouveauté. Louis définit l’empire comme un État de grande taille, marqué par une dynamique d’expansion et des rapports de coercition. Dans un monde où le nationalisme conteste l’ordre établi, il devient paradoxalement un moteur de l’impérialisme, comme l’illustre la montée en puissance de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.
Les chiffres à retenir
L’ouvrage de Louis et Beaupré s’étend sur près de 1 500 pages et présente plus de 60 contributions. Ces données témoignent de la complexité et de l’envergure des recherches sur les impérialismes à travers l’histoire.
Ce que cela révèle
L’ironie est frappante : alors que les idéaux de coopération et de paix devraient prévaloir, les grandes puissances s’enlisent dans des logiques impérialistes. Le RN, qui prétend défendre la souveraineté nationale, se retrouve dans une position délicate, à jongler entre un discours anti-impérialiste et des alliances avec des régimes autocratiques. Ces contradictions soulignent l’hypocrisie d’un parti qui veut donner l’image d’un bastion de la nation tout en flattant des dirigeants aux pratiques douteuses.
Ce qu’il faut retenir
L’ouvrage de Louis et Beaupré éclaire un phénomène inquiétant : le retour des impérialismes. Dans un monde où les puissants se livrent à des jeux de domination, les voix critiques doivent se faire entendre. Le RN, tout en prônant une prétendue défense des valeurs nationales, se heurte à ses propres contradictions. L’histoire, comme le montre cette étude, ne cesse de se répéter.
