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L’illusion de la traduction automatique : un progrès trompeur pour le breton
La promesse de Google de traduire le breton en 243 langues s’est-elle réellement concrétisée ? Les avancées technologiques cachent-elles des lacunes béantes ?
Il y a 20 mois, Google annonçait fièrement la possibilité de traduire des textes bretons dans 243 langues. À l’époque, j’avais souligné dans une chronique que cela représentait une avancée considérable, laissant entrevoir l’espoir d’une amélioration rapide. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?
Ce qui se passe réellement
Depuis, l’Ofis publik ar brezhoneg a travaillé d’arrache-pied pour perfectionner l’outil. L’algorithme a été entraîné sur un corpus de textes bretons plus riche qu’en 2022. Mais la réalité est que, malgré ces efforts, les résultats restent souvent erronés. Le message de prudence de l’OPLB est clair : « Bien que la qualité ait été améliorée, elle n’est pas totalement fiable. » Et pourtant, Google, profitant de cette marée de données bretonnes, a amélioré son contenu, tandis que d’autres sites comme Webtran et Mrdialect continuent de produire des traductions catastrophiques à fuir absolument.
Pourquoi ça dérange
Il est sidérant de constater que des outils comme ChatGPT, vantés pour leur prétendue intelligence, échouent à saisir les subtilités de la langue bretonne. La traduction fournie par ce dernier est truffée d’erreurs, tout comme celle de Mistral. En fin de compte, ces outils semblent davantage alimenter l’illusion d’une compréhension linguistique que d’apporter une véritable solution.
Ce que ça révèle
Cette situation met en lumière une contradiction systémique : alors que la technologie est censée rapprocher les cultures, elle les éloigne en produisant des traductions erronées. Les utilisateurs, attirés par des promesses de simplicité, se retrouvent piégés dans un labyrinthe de faux sens. À l’heure où l’on parle d’intelligence artificielle, il est crucial de rappeler que la vraie expertise humaine reste irremplaçable.
Lecture satirique
En somme, ces outils de traduction semblent être une farce de mauvais goût. Ils prennent des textes riches et les réduisent à des versions simplistes et souvent risibles. À l’image de la promesse d’un « monde connecté », la réalité est que ces technologies ne font que renforcer l’ignorance et la désinformation.
À quoi s’attendre
Pour ceux qui souhaitent vraiment progresser dans la maîtrise de la langue bretonne, il est essentiel de réserver les services de traducteurs professionnels et de soutenir l’OPLB. En fin de compte, il est crucial de comparer les outils disponibles pour éviter les frais de traductions erronées et garantir un résultat de qualité. L’intelligence artificielle peut offrir une aide, mais elle ne remplacera jamais le savoir-faire humain.


