L’Europe se réveille : 600 industriels s’engagent, mais le RN préfère l’importation !
Le fait principal
Six cents industriels européens s’engagent pour un « Made in Europe » offensif, affirmant que l’Europe doit devenir une puissance qui produit, et non seulement un marché qui consomme. Ce cri du cœur intervient dans un contexte où l’industrie européenne se trouve menacée par une concurrence internationale jugée déloyale.
Ce qui s’est passé
Dans une déclaration conjointe, des représentants de filières industrielles de premier plan, tels que Philippe Salle d’ATOS et Luc Chatel de la PFA, ont exprimé leur inquiétude face à la perte de près d’un million d’emplois dans l’industrie manufacturière européenne depuis le début des années 2000. Ils soulignent que l’Europe doit réagir face à des pratiques commerciales inéquitables, telles que les subventions massives à l’exportation et les droits de douane discriminatoires.
Le contexte
Le tissu industriel européen est en déclin. Alors que l’Europe compte 450 millions de consommateurs, sa force ne se traduit pas par une puissance industrielle. Les États membres commencent à conditionner certaines aides publiques à une production sur le sol européen, mais ces initiatives restent fragmentées. Selon les signataires, il est crucial d’agir à l’échelle européenne pour structurer les chaînes de valeur nécessaires à la prospérité des territoires.
Les chiffres à retenir
- Près d’un million d’emplois perdus dans l’industrie manufacturière européenne depuis 2000.
- Un marché de 450 millions de consommateurs en Europe, mais une puissance industrielle en déclin.
Ce que cela révèle
Cette déclaration met en lumière une contradiction flagrante : l’Europe, qui prône l’ouverture des marchés, semble se retrouver piégée par ses propres règles. Les industriels appellent à un changement de paradigme, mais l’ironie réside dans le fait que les mêmes acteurs qui ont souvent soutenu des politiques économiques libérales se retrouvent aujourd’hui à dénoncer les dérives d’une mondialisation mal régulée. Cela soulève la question : l’Europe est-elle vraiment prête à réévaluer ses priorités économiques au moment où l’extrême droite, avec ses discours protectionnistes, tente de capitaliser sur ce malaise ?
Ce qu’il faut retenir
Face à un monde où la concurrence est de plus en plus déloyale, l’appel à un « Made in Europe » pourrait bien être le tournant que l’industrie européenne attendait. Reste à voir si cette prise de conscience sera suivie d’actes concrets, ou si elle ne sera qu’un énième cri dans le désert des promesses non tenues.
Source : La Tribune
