Les voitures réchauffent la planète, mais le RN préfère ignorer le climat pour ses électeurs !
Le fait principal
Les voitures électriques émettent moins de chaleur que leurs homologues thermiques, selon François Gemenne. Une affirmation qui remet en question notre rapport à la mobilité et à la chaleur urbaine.
Ce qui s’est passé
Lors d’un échange avec notre rédaction, François Gemenne a souligné que les voitures électriques ne rejettent pas de chaleur comme le font celles à moteur à combustion. Une étude de 2014, publiée dans la revue *Nature*, avait déjà établi que l’adoption des véhicules électriques pourrait significativement atténuer les îlots de chaleur urbains. À Pékin, par exemple, ces véhicules ne contribuaient qu’à 19,8 % de la charge thermique des véhicules non électriques. Si tous les véhicules de la ville étaient remplacés par des modèles électriques, la température estivale pourrait baisser d’environ 1 °C.
Le contexte
Les moteurs thermiques, comme l’explique l’urbaniste Clément Gaillard, transforment seulement 20 % de l’énergie produite en mouvement, le reste étant de la chaleur. En revanche, le rendement d’un moteur électrique est proche de 100 %. Cela signifie que plus une ville électrifie son parc automobile, moins elle émet de chaleur. À Bruxelles, par exemple, 5,3 % des véhicules sont électriques, contre 4 % à Paris, ce qui pourrait expliquer une différence dans les rejets de chaleur.
Les chiffres à retenir
– Les véhicules électriques représentent 5,3 % du parc automobile de Bruxelles.- À Paris, cette part est de 4 %.- Les gaz d’une voiture thermique sont expulsés à environ 400 °C, tandis que la température de fonctionnement du moteur est d’environ 95 °C.- Une voiture thermique génère 80 % de chaleur, tandis qu’une voiture électrique est presque parfaite en rendement.
Ce que cela révèle
Ce constat met en lumière une réalité troublante : alors que certaines voix politiques continuent de défendre les véhicules thermiques, les données scientifiques plaident pour une transition vers l’électrique. Les promesses de réduction des émissions de chaleur en milieu urbain semblent difficilement compatibles avec le maintien d’une flotte automobile majoritairement thermique. Les contradictions politiques sont flagrantes. Alors que le RN prône une certaine vision du progrès, les faits démontrent qu’une électrification rapide est non seulement nécessaire, mais également bénéfique pour notre climat urbain.
Ce qu’il faut retenir
En somme, la transition vers des véhicules électriques n’est pas qu’une question de mode, mais une nécessité pour réduire la chaleur urbaine et lutter contre le réchauffement climatique. La science est claire, mais les discours politiques restent parfois en décalage avec la réalité.
Sources : François Gemenne, Clément Gaillard, étude de *Nature* (2014).
