
Les Moulins, ça reste un village : solidarité autour des familles endeuillées
De l’autre côté des grilles, des enfants jouent au football sur la pelouse du Nice Stadium. Ce mardi, la vie tente de maintenir un semblant de normalité au stade de l’AS Moulins. Depuis 18 h, plusieurs centaines de personnes se rassemblent pour soutenir les familles endeuillées. Ce rassemblement fait suite à la tragédie survenue lundi, où deux pères de famille, Adilson, 39 ans, et Ahmed, 57 ans, ont été tués par un tireur sur la place des Amaryllis.
« Comment tu vas ? On est là ! On ne sait pas de quoi demain sera fait. C’est de pire en pire ! On rase les murs », confie « Job », 59 ans, ami d’Ahmed depuis vingt ans. Il décrit Ahmed comme un homme travailleur et souriant, engagé auprès des jeunes du quartier.
Abdelhakim Madi, membre de l’association Partage ton talent, se souvient d’Ahmed comme d’un homme toujours souriant et impliqué. « Les Moulins, ça reste un village. On s’ouvre les portes, on se soutient », souligne-t-il.
Nacera, 63 ans, évoque la peine ressentie par toute la communauté : « Nous sommes tous tristes et peinés. Ahmed était un père de quatre enfants, qui venait d’être opéré du cœur. Ses gamins sont dans mon école. »
Saïd, 55 ans, partage également son chagrin : « Ce qui leur est arrivé aurait pu m’arriver, arriver à n’importe qui. Ce n’est pas normal. »
Yasmina, la quarantaine, rend hommage à « Zou », le meilleur ami de son frère. Elle décrit Ahmed comme quelqu’un de respecté et imposant. Noureddine Debbari, responsable de l’association Nouvelles Méthodes Solidaires, ajoute qu’Ahmed était un pilier du quartier, essentiel pour le dialogue entre les jeunes et les adultes.
Cette tragédie met en lumière la solidarité qui unit les habitants des Moulins, malgré un contexte difficile. Le quartier continue de se rassembler autour des familles touchées par cette perte tragique.
Source : Nice Matin.





