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Les jeux vidéo : un refuge pour les adultes ou une échappatoire à la réalité ?
Dans un monde où le sérieux fait loi, jouer aux jeux vidéo après 40 ans est souvent perçu comme une immaturité. Pourtant, cette activité pourrait bien être le dernier bastion de résistance à la morosité ambiante.
Les jeux vidéo, souvent associés à l’enfance et à l’adolescence, sont également pratiqués par de nombreux adultes, y compris ceux de plus de 40 ans. Contrairement à l’idée selon laquelle jouer à des jeux vidéo serait un signe d’immaturité, de plus en plus de recherches montrent que cette activité présente des avantages psychologiques pour les adultes, notamment ceux issus de la génération des années 80-90.
Ce qui se passe réellement
Une étude de l’Oxford Internet Institute, menée en 2021 auprès de 3 000 joueurs, montre que le temps passé à jouer peut entraîner une légère amélioration du bien-être mental, en particulier lorsqu’il est pratiqué de manière modérée. Chaque tranche de dix heures supplémentaires de jeu par mois est associée à une légère hausse du bien-être. Si les décideurs politiques se souciaient vraiment de la santé mentale de leur population, ils ne jetteraient pas un regard méprisant sur cette pratique. Au lieu de cela, ils devraient s’inspirer des données pour promouvoir des activités qui favorisent le bien-être.
Pourquoi ça dérange
Les personnes ayant grandi avec les jeux vidéo dans les années 80-90 ont été confrontées à une « école de la difficulté ». Ces jeux, souvent impitoyables, les ont forcés à persévérer malgré la frustration. Cette expérience a renforcé leur capacité à analyser leurs erreurs, à ajuster leur stratégie et à persévérer face à l’adversité. Dans un monde où la résilience est devenue une denrée rare, pourquoi diable devrions-nous mépriser ceux qui cultivent cette compétence à travers le jeu ?
Ce que ça révèle
Richard Ryan, professeur de psychologie, a démontré que les aspects du jeu vidéo liés à l’autonomie, la compétence et les relations interpersonnelles sont des facteurs déterminants dans l’attrait du jeu et dans le plaisir que les joueurs en retirent. Ces éléments expliquent pourquoi les adultes continuent à jouer et en tirent des bénéfices psychologiques. Il est ironique de constater que dans une société qui prône l’autonomie individuelle, on stigmatise ceux qui choisissent de la cultiver par le biais du jeu.
Lecture satirique
Pour de nombreux adultes, jouer à des jeux vidéo est bien plus qu’un simple passe-temps. C’est une manière d’interagir socialement, de prendre une pause active et de se recentrer. En répondant à des besoins d’autonomie, de compétence et de lien social, ces jeux peuvent contribuer à un bien-être durable. Mais bien sûr, la société préfère voir ces adultes enfermés dans des bureaux, à se plier aux exigences d’un système qui les exploite. Pourquoi se donner la peine de réserver un moment de plaisir, alors qu’il est tellement plus simple de se conformer ?
À quoi s’attendre
Lorsque pratiqué avec modération, le jeu vidéo devient ainsi une activité saine, comparable à d’autres formes de loisirs comme le sport ou la culture, selon les chercheurs d’Oxford. Alors, que faut-il craindre ? Que les adultes retrouvent une part de leur enfance, tout en développant des compétences essentielles pour naviguer dans un monde de plus en plus complexe ? Laissons les préjugés de côté et acceptons que les jeux vidéo peuvent être un outil de bien-être. En attendant, pourquoi ne pas comparer les coûts d’une sortie sportive avec ceux d’une soirée de gaming ? Éviter les frais inutiles n’a jamais été aussi important.
Sources




