Un comité toujours au soutien de ses acteurs

Les Jeux du Pacifique : un héritage ou un mirage ?

Le comité organisateur des Jeux du Pacifique promet un héritage sportif, mais derrière les discours enjoués se cache une réalité bien plus complexe.

En Polynésie, la préparation des Jeux du Pacifique de 2027 est en marche, mais qu’en est-il vraiment de cet événement censé propulser la région sur la scène internationale ?

Ce qui se passe réellement

Le comité organisateur (COJ) a récemment réuni des officiels techniques pour lancer le programme NTOs, destiné à former les arbitres et juges locaux. L’objectif affiché est clair : atteindre 50 % d’officiels polynésiens pour les compétitions. Une ambition qui, à première vue, paraît louable, mais qui soulève de nombreuses questions sur la réalité des compétences et des préparations nécessaires.

Pourquoi ça dérange

La présidente du COJ, Noelline Parker, évoque un « mana spécifique » qui devrait permettre à la Polynésie de s’imposer. Mais que signifie vraiment ce « mana » dans un contexte où 90 % des officiels proviennent traditionnellement d’Australie ou de Nouvelle-Zélande ? Ce discours, empreint de nationalisme, semble ignorer la complexité de la formation des officiels, souvent jugée insuffisante par rapport aux normes internationales. D’ailleurs, le ministre des Sports, Kainuu Temauri, souligne la nécessité d’un « partage des responsabilités ». Mais est-ce vraiment un partage équitable lorsque les compétences sont encore en cours de développement ?

Ce que ça révèle

La volonté de former des officiels locaux met en lumière une incohérence systémique. D’un côté, on promeut un héritage sportif ; de l’autre, on peine à garantir que les compétences soient au rendez-vous. Les discours de pouvoir sont souvent enjolivés, mais les réalités du terrain sont bien plus prosaïques. La montée en compétences est un processus long et compliqué, et le COJ semble sous-estimer le temps nécessaire pour atteindre cet objectif ambitieux.

Lecture satirique

Il est amusant de voir comment le discours officiel, tout enjoué, se heurte à la réalité du monde du sport. On nous promet des officiels locaux formés et compétents, mais la vérité est que la plupart d’entre eux devront encore se battre pour faire valider leurs compétences sur la scène internationale. Les promesses d’un avenir radieux sonnent comme un slogan politique, mais derrière, la réalité est celle d’un système qui peine à se réformer. Peut-être qu’un bon moyen de « réserver » des compétences serait de « comparer » les formations existantes et d’ »anticiper les coûts » des investissements nécessaires, au lieu de se contenter de belles paroles.

À quoi s’attendre

Les Jeux du Pacifique pourraient devenir un révélateur des lacunes structurelles de la Polynésie en matière de formation sportive. Le chemin est encore long et semé d’embûches, mais la volonté affichée de laisser un héritage semble parfois n’être qu’un mirage. Si l’on veut réellement éviter les frais d’une mauvaise organisation, il serait peut-être temps de passer des discours à l’action concrète.

Sources

Source officielle

Pour ceux qui envisagent de se rendre à Tahiti pour assister aux Jeux, n’oubliez pas de réserver votre hébergement à l’avance. Et pour ceux qui souhaitent explorer la Polynésie, il est essentiel de comparer les offres de transport pour éviter les mauvaises surprises.

Un comité toujours au soutien de ses acteurs
Source : www.tahiti-infos.com
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire