« Je trouvais que c’était sale, voire vulgaire, d’aller négocier comme un marchand de tapis » : les jeunes actifs tentent de faire imploser le tabou des rémunérations

« Je trouvais que c’était sale, voire vulgaire, d’aller négocier comme un marchand de tapis » : les jeunes actifs tentent de faire imploser le tabou des rémunérations

Chaque année, des jeunes professionnels, comme Jérémie, 26 ans, ingénieur d’études chez EDF, s’engagent dans des paris avec leurs collègues sur les augmentations de salaire. Pour éviter de deviner à l’aveuglette, ils ont mis en place un tableur répertoriant les niveaux de rémunération, les dates et montants des dernières augmentations de chacun.

« On a décidé de partager ces infos parce que ça permet d’éviter de cacher les disparités quand certains collègues sont récompensés et d’autres pas », explique Jérémie. Bien que certains collègues, souvent plus âgés, trouvent cette initiative puérile, ceux de moins de 35 ans se montrent généralement réceptifs. Son manager, jugé « plutôt jeune et cool », n’a pas réagi négativement. Cependant, au niveau supérieur, cette transparence est mal perçue, et même certains N + 1 de moins de 35 ans refusent de participer.

Le contexte actuel des rémunérations en France montre une volonté croissante de transparence parmi les jeunes actifs. Selon l’INSEE, en 2022, le salaire net moyen des actifs s’élevait à 2 250 euros par mois, tandis que les écarts de rémunération au sein des entreprises continuent de susciter des débats.

Cette initiative de transparence pourrait encourager d’autres jeunes professionnels à remettre en question les normes établies autour des salaires, faisant ainsi évoluer les mentalités au sein des entreprises.

Source : INSEE

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