
Albert : un exercice grandeur nature de la gendarmerie pour simuler une tuerie de masse
Ce lundi 27 avril, un exercice de la gendarmerie a eu lieu à Albert, dans la Somme, visant à simuler une tuerie de masse. L’objectif était de tester les réactions des pelotons de surveillance et d’intervention face à un scénario d’attaque au couteau dans un cinéma, impliquant deux preneurs d’otages et de nombreuses victimes.
Les gendarmes de la Somme ont été confrontés à divers aléas, tels que des témoins paniqués et des liaisons radio brouillées. L’exercice, organisé avec soin, a permis de s’entraîner dans des conditions proches de la réalité. Les militaires, venus d’Albert, Péronne, Amiens, Villers-Bretonneux, Roye, Doullens et Chaulnes, ont été informés de la situation sans préparation préalable.
Jean-Yves Dochy, numéro 3 de la compagnie de gendarmerie de Péronne, a déclaré : « Forcément, ça fait un coup de chaud à 8h15 quand le téléphone sonne, qu’on nous annonce l’exercice de tuerie de masse. » Les premiers instants de l’intervention ont été décrits comme un « grand moment de solitude », où l’évaluation rapide de la situation était cruciale.
Au fil de la matinée, les forces de l’ordre ont découvert qu’il y avait deux assaillants, prenant des étudiants en otage. Marc Jankowski, commandant du groupement de gendarmerie de la Somme, a souligné l’importance de confronter les gendarmes à des situations critiques, en précisant : « On n’est pas dans un univers académique, hors sol. »
L’exercice a également mis en lumière des difficultés liées à la gestion du public dans des situations stressantes. Théo Walez, chef de patrouille, et Lauréna Balesse, gendarme adjointe volontaire, ont partagé leurs expériences, soulignant l’importance de la communication et de la prise en charge des victimes.
Des observations ont été faites par d’autres militaires, sans intention d’évaluation formelle, mais avec un retour d’expérience prévu pour identifier les axes d’amélioration. Le maréchal des logis-chef David Lang a précisé que l’objectif était de tirer des leçons constructives de l’exercice.
Enfin, il est à noter que pour des raisons de sécurité, les gendarmes ont déchargé leurs armes avant l’exercice, et les équipes de secours n’étaient pas impliquées dans cette simulation.
Source : France Télévisions




