
Transfert des cétacés de Marineland vers l’Espagne : un tournant pour le bien-être animal
La direction du Marineland d’Antibes, fermé depuis janvier 2025, a annoncé le 15 mai 2026 son intention de transférer ses deux orques et douze dauphins vers l’Espagne d’ici fin juin, suite à l’approbation du gouvernement français. Cette décision n’affecte pas leur arrivée prévue au ZooParc de Beauval en 2027, selon Rodolphe Delord, directeur du parc.
Le gouvernement français a soutenu ce transfert, justifié par l’état préoccupant des infrastructures du Marineland, qui a vu une baisse de fréquentation et une fermeture définitive suite à la loi de 2021 sur le bien-être animal. Cette loi interdit la captivité et les spectacles de cétacés, entraînant la nécessité de relocaliser les animaux restants, notamment les orques Wikie et Keijo et les douze dauphins.
Lors d’une visite sur le site, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a déclaré qu’il s’agissait d’une « situation d’urgence ». Il a précisé que toutes les autorisations nécessaires étaient en place pour le transfert, qui devrait être organisé par avion-cargo avant la fin juin afin d’éviter les fortes chaleurs estivales.
L’opération, qui coûtera plusieurs centaines de milliers d’euros, prévoit que quatre dauphins rejoignent définitivement Valence, tandis que huit autres seront accueillis temporairement à Malaga avant de revenir au ZooParc de Beauval. Rodolphe Delord a souligné que la construction d’une nouvelle structure pour les cétacés à Beauval, prévue pour 2027, est en cours, malgré des retards.
Ce projet ambitieux, qui s’étendra sur deux hectares et demi, comprendra dix bassins et des espaces pédagogiques, sans spectacles. Cependant, il suscite des inquiétudes parmi les associations de défense animale, qui estiment que cela pourrait constituer un « delphinarium de plus ». Des organisations comme One Voice et Sea Shepherd critiquent le transfert, le qualifiant de trahison de la loi sur le bien-être animal.
Le ministre Lefèvre a insisté sur la nécessité d’agir rapidement pour le bien-être des animaux, alors que d’autres ONG continuent de prôner des solutions de sanctuaires marins.
Source : France 3 Régions





