Aides-ménagères sociales, soutien des plus vulnérables

Les aides-ménagères sociales : un soutien vital pour les plus vulnérables

Moins connues que les travailleuses des titres-services, les aides-ménagères sociales jouent un rôle essentiel dans le secteur de l’aide et des soins à domicile en Belgique, particulièrement pour les personnes en perte d’autonomie. Ce métier, bien que souvent sous-estimé, est crucial pour la qualité de vie des bénéficiaires.

Un secteur en plein essor

En Belgique, l’aide à domicile est assurée par diverses structures, telles que des associations sans but lucratif (asbl) et des centres publics d’action sociale (CPAS). Ces entités offrent une gamme de services pour aider les personnes ayant des difficultés spécifiques à continuer de vivre chez elles. En plus des aides-ménagères, d’autres professionnels comme les assistantes sociales et les infirmières sont également impliqués.

Cindy, aide-ménagère au Service provincial d’aide aux familles (SPAF) à Namur, souligne l’importance de son rôle : « Je travaille chez de nombreuses personnes très âgées, souvent seules, et je suis parfois la seule personne qu’elles voient sur une semaine. Je considère mes bénéficiaires comme mes grands-parents. »

Un rôle d’observation

Contrairement aux travailleuses des titres-services, les aides-ménagères sociales ne sont pas responsables du nettoyage complet des domiciles. Leur mission consiste à garantir des conditions d’hygiène adéquates pour la sécurité des bénéficiaires. Isabelle Vercouter, déléguée du personnel à la Centrale de Service et Soins à Domicile (CSD) de Bruxelles, précise : « Elles ont aussi un rôle d’observation, prenant le temps de discuter avec les bénéficiaires, ce qui est très important. »

Les aides-ménagères collaborent étroitement avec d’autres professionnels de l’aide, permettant de signaler des situations préoccupantes, comme la maltraitance ou une détérioration de l’état de santé des bénéficiaires.

Charge mentale et physique

Le métier d’aide-ménagère sociale implique une charge mentale et physique significative. Serena, qui exerce ce métier depuis 29 ans, témoigne : « Je me sens très utile au quotidien, mais ça use. J’ai des tendinites chroniques et de l’arthrose. » Les aides-ménagères sont des employées du secteur non marchand, avec un salaire horaire qui a été récemment indexé à 15,77 euros en février 2026.

Malgré cette indexation, Isabelle Vercouter note que le métier n’est pas suffisamment valorisé par la société. Avec le vieillissement de la population et la réduction des séjours hospitaliers, le maintien à domicile des personnes vulnérables devient un enjeu crucial.

Statistiques et perspectives

En 2022, 22 % des Bruxellois·es de 65 ans et plus avaient déjà eu recours à un service d’aide et de soins à domicile. Ce chiffre souligne l’importance croissante de ces services dans une société vieillissante.

L’accord de gouvernement wallon, adopté en 2024, prévoit une concertation pour réformer les soins à domicile, une initiative soutenue par des organisations comme la Mutualité chrétienne et Solidaris, qui plaident pour un refinancement du secteur.

Source : Axelle

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