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L’enseignement bilingue breton : un naufrage annoncé
Pour la première fois depuis 1977, l’enseignement bilingue breton-français s’effondre, trahissant les promesses d’une politique linguistique qui semble s’être perdue dans les méandres bureaucratiques.
L’heure est grave. Les chiffres publiés par l’Office public de la langue bretonne révèlent une chute alarmante du nombre d’élèves en enseignement bilingue. Une baisse de 302 élèves, soit -1,5%, est enregistrée, et pour la première fois, nous tombons sous le seuil symbolique des 20 000 élèves. Une véritable claque pour ceux qui espéraient encore une dynamique de revitalisation linguistique.
Ce qui se passe réellement
La situation est d’autant plus préoccupante que, dans le cadre de la convention signée en mars 2022, l’objectif de 30 000 élèves d’ici 2027 s’éloigne chaque jour un peu plus. Pendant que l’enseignement catholique perd 182 élèves, le réseau Diwan, bastion de la langue bretonne, en perd 215. Pendant ce temps, l’enseignement public, qui était le dernier espoir, peine à croître avec une augmentation de seulement 0,85%.
Pourquoi ça dérange
Cette situation met en lumière l’hypocrisie des discours politiques. Les autorités diocésaines, malgré les aides de la région Bretagne, montrent une volonté manifeste de freiner l’enseignement bilingue. Ce manque d’ambition est troublant, surtout quand on voit que d’autres régions, comme la Corse, bénéficient d’un soutien sans précédent pour leur langue régionale. Comparez cette inaction avec la signature récente d’une convention en Corse qui promet 70 classes immersives, et on comprend la frustration des défenseurs de la langue bretonne.
Ce que ça révèle
La réalité est que les autorités de l’Éducation nationale, loin de soutenir les projets d’enseignement bilingue, semblent les saboter. Le taux de concrétisation des ouvertures de classes bilingues est tombé de 57% à moins de 17%. Ce constat accablant soulève une question cruciale : qui décide véritablement de l’avenir de notre langue ?
Lecture satirique
Peut-être que le gouvernement attend que la langue bretonne se résume à un souvenir, un folklore pittoresque à exhiber lors des festivals, plutôt que de la voir comme un vecteur de culture vivante. Pendant ce temps, les enseignants bilingues, représentant à peine 4% des nouveaux professeurs, sont laissés pour compte, tandis que le rectorat de Rennes refuse des campagnes d’information pour attirer de nouveaux candidats, préférant maintenir le statu quo.
À quoi s’attendre
Sans un engagement ferme de la part des élus bretons pour exiger des comptes à l’État, le bilan de la convention de mars 2022 pourrait bien être un désastre. Les promesses d’un soutien réel se heurtent à une réalité amère, où la langue bretonne se retrouve en danger d’extinction. Les bretons doivent se réveiller et exiger que leur voix soit entendue, avant qu’il ne soit trop tard.
Pour ceux qui veulent anticiper les coûts d’un voyage en Bretagne, il est essentiel de réserver à l’avance, surtout si vous souhaitez découvrir la richesse de cette culture en déclin.
Il est temps de comparer les discours avec les actes et de s’interroger sur le véritable engagement de nos élus. La Bretagne mérite mieux que des promesses creuses. Les citoyens doivent exiger des résultats tangibles, non seulement des mots.
Sources




