Au Sablon, à Bruxelles, une adresse tournée vers les produits de la mer vient de refermer un long chapitre. L’Écailler du Palais Royal a servi son dernier repas le samedi 3 octobre 2026, après près de six décennies d’activité. Fondée en 1967, cette maison faisait partie du paysage gastronomique du quartier et était connue comme ancienne table étoilée. (sosoir.lesoir.be)

Une table bruxelloise née autour de la mer

Le projet de départ était clair : faire une place centrale aux poissons, aux coquillages et aux crustacés. Selon l’histoire publiée par le restaurant, son fondateur, Marcel Kreusch, s’était inspiré d’une adresse londonienne consacrée à ces produits avant d’ouvrir l’établissement au Sablon. Le nom de la maison évoquait ainsi son parti pris culinaire, plutôt qu’une carte généraliste. (lecaillerdupalaisroyal.be)
Installé rue Bodenbroek, l’établissement occupait une demeure du XVIIe siècle. Le bâtiment a été inscrit au patrimoine en 2005, d’après le site de la maison. Cette rencontre entre une cuisine axée sur les produits marins et un cadre ancien contribuait à son identité, sans que l’une puisse se résumer à l’autre : une adresse gastronomique se construit aussi par son service, ses habitudes et la place qu’elle finit par prendre dans la vie d’un quartier. (lecaillerdupalaisroyal.be)
Une histoire marquée par les distinctions
L’Écailler du Palais Royal a connu les honneurs du Guide Michelin. Le média professionnel Horeca Magazine rappelle que la maison a obtenu une étoile, puis deux, au cours de son histoire ; le Guide Michelin évoque également l’établissement lorsqu’il revient sur cette période de la gastronomie bruxelloise. Il s’agit de distinctions passées, et non d’une indication sur le statut actuel du restaurant, désormais fermé. (horecamagazine.be)
Mais l’intérêt d’une telle adresse ne tient pas uniquement à ses récompenses. Dans une maison d’écailler, la matière première impose son rythme : la fraîcheur, la disponibilité des produits et leur préparation comptent autant que l’élaboration de la carte. Cette spécialisation donne une cohérence à l’expérience, tout en la reliant à une tradition de restauration où l’on vient chercher des produits de la mer dans un cadre de table soigné. Le descriptif de Visit Brussels présente d’ailleurs l’établissement comme une adresse appréciée des amateurs de produits marins. (visit.brussels)
La fin d’une adresse, et les fragilités de l’horeca
La fermeture intervient dans un secteur soumis à plusieurs pressions. La source à l’origine de cette information évoque les crises successives qui ont fragilisé l’horeca. D’autres médias belges rapportent, pour cette fermeture, le poids de charges en hausse, les conséquences de la crise sanitaire et les difficultés liées aux travaux dans le quartier. Ces éléments éclairent le contexte, mais ne permettent pas de réduire la décision à une cause unique. (quebecnouvelles.com)
Pour la scène culinaire bruxelloise, la disparition de L’Écailler du Palais Royal est aussi celle d’une adresse associée à une cuisine précise et à un lieu singulier. Le restaurant avait ouvert en 1967 ; sa dernière journée de service, le 3 octobre 2026, marque la fin de cette histoire au Sablon. Les souvenirs de ses tables appartiennent désormais à ceux qui les ont fréquentées, tandis que le bâtiment conserve, lui, une histoire plus ancienne encore. (lecaillerdupalaisroyal.be)
Source : 7sur7:manger
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